Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Renaud Saliba

  1. Cheminement vocationnel et discernement oblat

basilique de Lourdes
Mains multicolores à Lourdes
Renaud devant sa bibliothèque

Sur le fond, qu’est-ce qui t’a amené chez les Oblats ?

J’ai trouvé un grand dynamisme dans cette communauté de Lourdes. J’avais l’image d’une Eglise qui vivotait en décalage avec les besoins des personnes que je connaissais, une Eglise sociologique vivant de son passé, et j’ai vu une Eglise qui répondait aux demandes des pèlerins. Et puis la façon dont les Oblats travaillaient m’a marqué : le fait qu’ils donnaient tout de suite des responsabilités aux autres ; cela m’a marqué. Cela a marché pour moi ! J’étais un chrétien loin d’un engagement d’Eglise, et on m’a tout de suite confié des responsabilités. Je considérais cela comme une confiance qu’on me faisait, et j’ai vu que cela mettait des gens en route. Des tas de choses se passaient quand on se positionnait comme ça, non pas comme spécialiste enseignant les autres mais en tant que personne ayant suffisamment de dynamisme pour mettre les autres en route. Ça c’est génial ! Et puis, j’ai senti là une grande liberté par rapport au plan de carrière ou à la séduction : des hommes libres pouvant parler avec qui ils voulaient. Par rapport au milieu assez formaté que je connaissais, où les gens cherchaient à se mettre en valeur, là je sentais une grande liberté, et cela m’a plu. Je me suis dit : Est-ce que ce ne serait pas pour moi ? J’avais 20 ans. Cela a cheminé tranquillement.

Quel regard portes-tu sur tes années d’études oblates ?

Au départ, je trouvais la théologie particulièrement sèche. A l’époque, j’étais assez affectif avec la foi. La théologie et l’exégèse ne m’intéressaient pas trop. C’est en arrivant au scolasticat, après deux ans de vie en communauté, plus le contact avec certains professeurs liant la foi explicite et la théologie, que j’ai commencé à aimer la théologie. Finalement, c’est l’exégèse, l’étude de la bible, qui a été importante pour moi car c’était la base : si je ne comprenais pas cela, je pouvais bien monter des châteaux de cartes, ce ne serait pas solide. Du coup, je me suis assez rapidement passionné pour l’exégèse et j’ai pu rentrer dans un travail assez technique, assez aride ; j’étais mûr pour ce genre de travail.

Puisque tu en voyais le fondement !

Oui, je voyais que c’était un travail nécessaire et surtout, que cela permettait d’être solide dans sa foi, de ne pas simplement répéter les choses.

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