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Franchir les frontières
De nombreux Oblats originaires du Sud ont traversé les frontières pour être envoyés comme missionnaires en Europe.
Fin janvier en Allemagne, à Nikolosklauster, ils se retrouvaient pour un partage d’expérience.
Partage des réalités vécues
Cette rencontre réunissait 28 Oblats nés hors d’Europe, principalement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, qui servent aujourd’hui l’Église sur ce continent.
Depuis 1895, Nikolauskloster est un lieu spirituel de référence pour les Oblats allemands, d’où des missionnaires étaient envoyés dans le monde entier. Aujourd’hui, la dynamique s’inverse : la maison accueille ceux qui arrivent, des missionnaires actuellement en service en Norvège, en Angleterre, en Irlande, en Allemagne, en République tchèque, en Pologne, en Roumanie, en France, en Espagne et en Italie.
Tout au long de la semaine, le groupe disposait d’un espace pour un dialogue sincère sur ce que signifie exercer le ministère en terre étrangère. Ces Oblats affrontent le véritable défi de l’inculturation : comment annoncer l’Évangile de manière authentique dans l’Europe moderne et sécularisée, tout en naviguant entre langues et coutumes différentes ?
L’intention était de partager cette réalité avec ses lumières et ses ombres, en relevant le défi de se faire « tout à tous » dans un contexte nouveau.
Accompagnement des supérieurs
Reconnaissant l’enjeu de l’internationalité pour l’avenir de la mission en Europe, quatre Supérieurs provinciaux accompagnaient le groupe : Renaud Saliba (France), Lorcan O’Reilly (Anglo-Irlandaise), Christopher Heinemann (Europe centrale) et Javier Montero (Méditerranéenne), pour écouter et participer au dialogue.
Formation et dialogue
Le travail a alterné partages d’expériences et réflexion théologique.
Peter Claver Narh, Supérieur provincial des Missionnaires du Verbe Divin (SVD) et expert en interculturalité, a guidé le groupe dans l’examen des dynamiques de la mission entre cultures.
est également intervenu Raymond Mwangala, omi, Assistant général. Il a abordé le thème de l’internationalité à partir des orientations établies pour l’Interchapitre 2025.
La session, s’est poursuivie tout au long de la semaine.
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Des nouvelles du 49
Voilà longtemps que je ne vous ai pas conté ce qui se vit à la maison du 49 !
Soirée peinture
Nous accueillons cette année 5 étudiants : Aghatha (Brésil), Jean-Louis (Burundi), Anastasia (France), Joëlle (Liban), Emmanuel (France). Ça donne beaucoup de partage d’histoires ; de soutien pour traverser les difficultés des études, de l’administration française ou de la vie ; un piano, une guitare et des voix qui se joignent le temps de quelques mélopées. Bref, ils ont su créer une vie de communauté simple et joyeuse que nous prenons plaisir à rejoindre seul ou avec nos enfants.
Les événements pour les étudiants et jeunes pros ont pris une nouvelle dimension depuis le début d’année : ils sont entre 18 et 25 à se retrouver. Il y a un petit groupe de 2 ou 3 qui cuisinent pour les autres. C’est souvent délicieux et l’ambiance à table est joyeuse et fraternelle. Nous pourrions y passer la soirée ! Pas facile de tenir dans ces conditions les horaires des activités…
Des petits groupes d’amis se forment, des invitations au 49 ou dans les bars à côté sont lancées pour poursuivre.
Nous avons de belles soirées qui arrivent : une soirée pour un projet de solidarité autour de la santé mentale (j’essaierai de vous en dire plus), une soirée autour de “Recherche de soi et repli identitaire”. Je confie le groupe à vos prières : nous avons un bel enjeu de renouvellement des personnes qui s’engagent pour faire tourner le groupe à la fin de l’année.
Dans la dimension de quartier, nous avons vécu un bel évènement au mois de novembre autour de l’autel des morts mexicain et du film Coco. Il y avait des jeunes enfants, des parents, des grands-parents, des paroissiens, et des non-croyants. Ça a été une belle occasion de partager autour des rituels pour prendre soin de la mémoire de nos morts.
Les bonnes spécialités mexicaines et les chansons préparées par Irma et ses amies (mexicaines de Fontenay-sous-Bois et de région parisienne) ont contribué à mettre une ambiance très chaleureuse (Nos enfants réclament le chocolat chaud mexicain depuis !).
Dans la dimension de quartier, nous avons vécu un bel évènement au mois de novembre autour de l’autel des morts mexicain et du film Coco. Il y avait des jeunes enfants, des parents, des grands-parents, des paroissiens, et des non-croyants. Ça a été une belle occasion de partager autour des rituels pour prendre soin de la mémoire de nos morts.
Les bonnes spécialités mexicaines et les chansons préparées par Irma et ses amies (mexicaines de Fontenay-sous-Bois et de région parisienne) ont contribué à mettre une ambiance très chaleureuse (Nos enfants réclament le chocolat chaud mexicain depuis !).
Ce début d’année est aussi plein d’émotions pour nous. Nous quittons la maison et la mission fin Juillet 2026 après 7 ans. Othilie aura connu uniquement ce lieu et cette vie partagée avec des grands frères et grandes sœurs venant des 4 coins du monde. La suite se prépare pour nous : nous espérons une possible affectation pour une mission d’un an de volontariat à l’international avec la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC). Si en février cela n’a pas abouti, nous chercherons du travail pour nous installer en province…
Nous nous confions à vos prières.
PS : Vous pouvez déjà noter dans vos agendas notre fête de fin de mission les 27-28 Juin prochain !
Olivier
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Marthe et le Seigneur (Lc 10,38-42)
Marthe et Marie… Marthe la besogneuse et Marie l’auditive… Marthe « agitée » dans sa cuisine tandis que Marie a choisi « la meilleure part » ! Marthe la bonasse enfarinée et Marie la mystique… ! L’épisode est connu ! Que n’a-t-on dit sur ces deux-là et sur les vertus du hautement spirituel vs le bassement matériel !
Et si, en opposant ces deux figures, on faisait fausse route ? Et si, dans cet épisode comme dans l’ensemble des évangiles, c’est de désir dont il était question… ? La question mérite qu’on y regarde de plus près…
Marthe, Marie et Jésus dans la série « Jésus mafa »
Or donc, nous dit saint Luc, « comme Jésus faisait route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison ». Faisons bien attention car cette petite histoire domestique est loin d’être une anecdote sur la route qui mène Jésus de la Galilée vers sa passion à Jérusalem ! Si au début du récit, c’est effectivement de « Jésus » dont on parle, en fin d’épisode, c’est « Le Seigneur » qui répond à Marthe. Et l’on sait que dans les évangiles, quand ce titre apparaît, c’est que le Ressuscité n’est pas loin ! Comme l’ensemble des évangiles, ce texte n’est pas un extrait du journal que le Jésus de l’histoire aurait tenu sur les routes de Galilée. Il est une catéchèse sur Jésus-Christ, Celui que nous confessons Seigneur ressuscité.
il nous faut donc ajuster la focale. Contre les titres que la plupart de nos Bibles donnent à cet épisode, ce récit ne parle pas de « Marthe et Marie » mais du Seigneur Ressuscité !
Qui est Jésus Ressuscité ?
A cette question, l’ensemble des évangiles donne une réponse : Il est celui qui nous révèle le vrai visage de ce Dieu que nous découvrons en contemplant Jésus : « Qui me voit voit le Père… »
Et qui donc est ce Dieu-là ?
Avant même d’arriver chez Marthe et Marie, on en a déjà une petite idée. L’épisode qui précède parle d’un Bon Samaritain qui sur la route, etc… Un récit qui semble nous dire : « Quand un homme agonise au bord de la route, tu t’arrêtes s’il te plaît ! » Tel est le Dieu que nous révèle Jésus-Christ ! A priori, il ne devrait pas être totalement opposé au fait que Marthe souhaite servir !
Et l’épisode qui suivra nous enseignera comment nous adresser à Dieu : « Notre Père, que ton Nom soit sanctifié… ».Opposer la figure du service (Marthe) à celle de la contemplation (Marie) n’a donc aucun sens… L’architecture de l’évangile semble bien plutôt nous inviter à en approfondir la mystérieuse articulation…
Cet épisode a donc pour fonction de contribuer à nous révéler le visage de Dieu. Et il le fait à la manière d’un récit. Or nous avons tous lu au moins un roman. Nous avons tous suffisamment vu de films d’aventure pour savoir qu’un bon scénario nécessite une intrigue, que la mise en valeur du héros réclame la présence de son opposé, un anti-héros. Plus celui-ci sera sombre, plus celui-là brillera de la lumière de ses exploits !
En bon narrateur, Luc n’échappe pas à la règle. Son héros, celui qui va nous révéler le vrai visage du Père, c’est Jésus, avons-nous dit. Il y a donc bien du conflit dans ce récit, mais nous nous trompons de protagonistes. L’enjeu ne porte pas sur l’opposition entre Marthe et sa sœur mais entre Marthe… et Jésus ! Et, bien évidemment, il est inégal. Si nous confessons que Jésus est le Seigneur ressuscité, alors nous reconnaissons que c’est Lui qui va nous révéler, de façon juste, le vrai visage de Dieu !
Marthe dans la série « Jésus mafa »
Commençons donc par l’autre. Par son attitude, quel visage mal ajusté de Dieu Marthe révèle-t-elle ? Qui donc est Dieu pour Marthe ? Il est Celui à qui l’on donne, Celui à qui l’on se donne. Marthe se donne à Dieu, avec toute la générosité et toute la force dont elle est capable. Même si cela doit lui coûter, même si elle doit en passer par des sacrifices. Et quand ça coûte, on demande de la reconnaissance : « Tu pourrais dire à ma sœur de m’aider. »
Le Seigneur ne reproche pas à Marthe d’accueillir ses invités. Mais Il lui révèle que son attitude devant Dieu est mal ajustée. C’est une attitude qui se trompe de Dieu, qui trahit le vrai visage de Dieu. Elle voulait servir Dieu ? Au bout du compte, elle s’inquiète et elle s’agite pour bien des choses. Quel est donc ce Dieu qui, pour être servi, exige un tel état ? Le Dieu de la vie peut-il être complice de processus qui engendrent excitation, fatigue et énervement ? Dieu serait-il du côté de la mort ? Non, décidément, Marthe se trompe sur Dieu, Marthe se trompe de Dieu !
C’est ça que lui révèle « le Seigneur » : Dieu n’est pas celui à qui l’on donne. Il est Celui qui se donne, Celui que l’on reçoit. L’attitude juste en sa présence, c’est l’accueil : accueillir l’amour de Dieu, accueillir cette Vie qu’Il est et qu’Il donne en surabondance, gratuitement, comme une source inépuisable et jaillissante. Jésus ne demande pas à Marthe d’arrêter de servir. Il l’invite à servir en adoptant la seule attitude spirituelle qui soit juste, l’attitude de l’accueil, celle que symbolise Marie :
Que fait Marie ? Elle prend la meilleure part. Ce n’est peut-être pas très poli mais c’est la logique même de Dieu, d’un Dieu qui ne calcule pas, qui donne en abondance. Car Dieu a de quoi donner la meilleure part à tous ceux qui veulent la recevoir. Rappelons-nous la multiplication des pains : il en est resté douze corbeilles ! Rappelons-nous le fils prodigue : quand il est revenu tout penaud après avoir dépensé 50% de la fortune paternelle, le Père avait encore de quoi l’accueillir avec surabondance ! L’attitude de Marie est juste car elle reconnaît la surabondance de la vie et de l’amour de Dieu, et elle en vit.
La maladresse de Marthe nous permet de découvrir que l’attitude juste du disciple est d’accueillir la vie de Dieu. Pour la garder égoïstement ? Évidemment non ! Quand une source coule, on ne l’emprisonne pas. Au contraire, on fait en sorte qu’elle coule pour tous. Si la vie que Dieu donne est surabondante, alors, à notre tour, en Église, donnons-la au monde avec abondance, sans mesure, sans calcul. Ce texte nous invite à entrer dans une dynamique d’évangélisation qui ne fait pas de séparation entre l’évangélisateur et le monde à évangéliser. Tous, nous nous recevons d’une même source surabondante.
Bertrand Evelin, omi
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Le retour de mission des 72 (Lc 10, 17-20)
Jésus envoie 72 disciples « deux par deux, dans toutes les villes et tous les villages où lui-même devait se rendre ».
Faisons un peu de mathématiques : 72 /2 = 36… la mission est universelle !
Or, après avoir donné une série de recommandations, on s’attend à ce que le texte nous relate cet envoi. Qu’ont fait les disciples ? Si nous le savions, nous pourrions copier… Or, le texte opère un surprenant raccourci : « Les disciples revinrent » !
Les 72 revinrent dans la joie, disant : « Seigneur, même les démons nous étaient soumis en ton nom »
Jésus envoie 72 disciples « deux par deux, dans toutes les villes et tous les villages où lui-même devait se rendre ».
Faisons un peu de mathématiques : 72 /2 = 36… la mission est universelle !
Or, après avoir donné une série de recommandations, on s’attend à ce que le texte nous relate cet envoi. Qu’ont fait les disciples ? Si nous le savions, nous pourrions copier… Or, le texte opère un surprenant raccourci : « Les disciples revinrent » !
Les 72 revinrent dans la joie, disant : « Seigneur, même les démons nous étaient soumis en ton nom »
L’envoi en mission dans la série ‘Jésus Mafa »
On apprend plusieurs choses très intéressantes, dans cette petite phrase, pour qui veut nourrir une spiritualité missionnaire :
Les disciples reviennent « dans la joie ». Le monde n’épuise pas les missionnaires. Il les met parfois à mort mais c’est autre chose. On parlera alors du « don du martyre ». En attendant, le monde rend les missionnaires joyeux. Quand la mission nous épuise, c’est qu’il y a un problème de posture. Nous nous tenons sur nos propres forces au lieu de nous appuyer sur l’élan missionnaire qui vient du Christ !
A leur retour, les 72 ne racontent pas ce qu’ils ont fait mais ce qu’ils ont vu. L’activité missionnaire ne relève pas du « faire » mais du « voir ». C’est une question de contemplation !
De toutes façons, nous savons bien ce qu’ils on fait : ils ont imité leur maître Jésus. « Les sourds entendent, les aveugles voient, les lépreux sont purifiés, les boiteux marchent, les morts ressuscitent et la Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » a-t-il fait dire aux envoyés de Jean-Baptiste. Tel est son programme et il y a fort à parier que ses disciples ont fait de même.
J’aime à les imaginer de retour de mission, réunis autour de Jésus et se disant, tout émerveillés : « ça marche ! » Pierre qui déclare : « J’ai raconté une parabole. Je ne me souvenais plus des détails alors j’ai inventé un peu. Mais les gens ont compris. Formidable ! » Et Jean prend alors la parole pour dire : « Eh bien moi, j’ai guéri un lépreux. J’avais un peur de la contagion en le touchant mais je l’ai fait et ça a marché ! » Bref, ils seraient légitimement fondés à se raconter leurs « exploits ». Eh bien non ! Ils ne racontent pas ce qu’ils ont fait, mais ce qu’ils ont vu !
Le monde n’épuise pas les missionnaires.
Il les rend joyeux
A n’en pas douter, on peut penser qu’ils ont consciencieusement fait leur « métier » de « missionnaire ». Mais ce récit nous dit que c’est secondaire ! Ce qui importe, ce sont les signes des temps qu’ils ont contemplés et dont ils se font les témoins lorsqu’ils se retrouvent, en Église, autour du Ressuscité ! Belle pédagogie sur la manière de vivre l’eucharistie selon une logique, ou plus exactement une spiritualité, missionnaire !
Quelques siècles plus tard, un Concile réuni en Arles le dira ainsi : « Dieu nous aime tels que sa grâce nous fera ».
Et nous ? Prenons-nous l’habitude de regarder le monde tel que déjà transfiguré par la résurrection du Christ ?
Bertrand Evelin, omi
« Dieu nous aime tels que sa grâce nous fera ! »

2è Concile d’Arles
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Porter et servir : la voie collaborative de Jésus
Cet article propose quelques réflexions sur le style de leadership de Jésus, à la lumière d’une Église synodale. Le pape François a inauguré le processus synodal avec ce thème : « Pour une Église synodale : communion, mission, participation ». Cette vision s’exprime en trois points : l’Église chemine ensemble (synodus), l’Église est communion — le sacrement de l’union intime avec Dieu et de l’unité de la famille humaine — et l’Église recherche la participation la plus large de toutes et de tous. Le récent Interchapitre qui s’est tenu en Inde a reflété ce même esprit synodal.
Un leadership participatif
Ceux qui connaissent le domaine du management affirment sans cesse que le leadership participatif est aujourd’hui le style le plus apprécié. Il porte davantage de fruits, car il donne à chacun et chacune le sentiment d’être important et responsable de la mission. Un leader peut imposer sa volonté et obtenir des résultats rapides, mais cela court-circuite souvent le processus. Le leadership participatif, en revanche, valorise le meilleur de chacun en l’intégrant dans une synthèse plus grande. Dans ce modèle, le leader devient coordinateur et animateur.
Jésus lui-même a incarné ce style. Il fut une personnalité forte et charismatique, sûre d’elle et intègre. Même ses adversaires l’appelaient « Rabbi » et reconnaissaient son autorité. Rien d’étonnant à ce que Jésus ait inspiré les hommes et les femmes de son temps, et plus encore ses proches disciples, à rêver grand, à apprendre davantage et à grandir en sainteté.
Écouter et marcher ensemble
Bien qu’il fût un leader par excellence, Jésus n’a jamais forcé personne à le suivre. Il lançait plutôt une invitation : « Venez et voyez » (Jn 1,39). Il laissait ses disciples exprimer leurs pensées et il les écoutait (Mc 6,35). L’une des qualités essentielles d’un bon leadership est l’écoute attentive, et Jésus en a donné constamment l’exemple.
Saint Jean raconte que lorsque Jésus invita ses disciples à se rendre à Béthanie (Jn 11,7), ils hésitèrent d’abord. Mais ensemble, ils sont arrivés à un consensus. Thomas déclara : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui » (Jn 11,16). Avec leur Maître, ils avaient pris une décision partagée. Cela rejoint un principe souvent entendu aujourd’hui dans la gestion : l’enthousiasme pour un projet grandit dans la mesure où l’on se sent partie prenante de la décision.
Donner de la force aux autres
Jésus appela ses disciples à être avec lui, à apprendre de lui, à partager son autorité et à agir avec sa puissance. Il savait que sa mission ne continuerait que si ses disciples l’avaient vraiment faite leur, s’ils étaient équipés pour elle et prêts à la poursuivre. Jésus forma ses disciples en une équipe embrasée par la mission (Mc 6,7). Ce faisant, il montrait que les vrais leaders multiplient le leadership en donnant de la force aux autres.
Former et fortifier une équipe est au cœur du leadership collaboratif. Le leadership de service est le plus efficace lorsqu’il fait confiance aux autres pour travailler à ses côtés. Les spécialistes du leadership soulignent aujourd’hui que responsabilité ne signifie pas tout faire seul. Au contraire, un bon leader accompagne et responsabilise des personnes capables, de manière à partager la tâche.
La manière dont Jésus responsabilisait ses disciples allait au-delà des paroles ou des gestes visibles : il cherchait les pensées, les motivations et la foi qui inspiraient ces dernières. Il ne se contentait pas de transmettre des informations ; il conduisait ses disciples à voir la vie autrement. Il se présentait comme un maître, à l’affût de chaque occasion pour former les esprits et affermir la foi de ceux qui marchaient avec lui.
Eugene Benedict, OMI
Conseiller Général pour l’Asie-Océanie -
Rencontres européennes de Taizé
Du 28 décembre au 1er janvier, nous avons vécu avec une grande joie la Rencontre européenne de Taizé à Paris. À Fontenay-sous-Bois, au 25, les trois premiers frères sont arrivés dès le 15 décembre, et le groupe était au complet le 26 décembre. Au total, nous avons accueilli quatre frères de Taizé, dix bénévoles et six participants, représentant treize nationalités différentes. Ils ont été répartis dans trois lieux : la Maison des Oblats (au 25), la Maison du 49 et chez les sœurs franciscaines. De plus, quelques familles ont accueilli entre deux et quatre jeunes chez elles.
Notre mission locale consistait à les accueillir, à fournir les petits-déjeuners et à passer ensemble un court temps en matinée. En outre, Ruth, une jeune étudiante, et moi-même étions chargés de chercher des bénévoles et des musiciens afin d’assurer les services à Fontenay et partiellement à Vincennes, ville voisine.
En lien avec Vincennes, nous avons partagé les prières du matin ainsi que celle du 31 décembre au soir avec plus d’une centaine de jeunes. Au total, près de 10 000 jeunes ont été accueillis à Paris et en Île-de-France — un beau signe d’espérance et de communion.
Avec l’aide de plusieurs étudiants et paroissiens de Fontenay, nous avons pu répondre à la demande des diocèses de Paris et d’Île-de-France afin de prendre part à ce grand événement européen, accueillir des milliers de jeunes et leur permettre de vivre quelques jours ensemble en priant pour la paix dans le monde.
Przemek Koscianek omi
Du 28 décembre au 1er janvier, nous avons vécu avec une grande joie la Rencontre européenne de Taizé à Paris. À Fontenay-sous-Bois, au 25, les trois premiers frères sont arrivés dès le 15 décembre, et le groupe était au complet le 26 décembre. Au total, nous avons accueilli quatre frères de Taizé, dix bénévoles et six participants, représentant treize nationalités différentes. Ils ont été répartis dans trois lieux : la Maison des Oblats (au 25), la Maison du 49 et chez les sœurs franciscaines. De plus, quelques familles ont accueilli entre deux et quatre jeunes chez elles.Notre mission locale consistait à les accueillir, à fournir les petits-déjeuners et à passer ensemble un court temps en matinée. En outre, Ruth, une jeune étudiante, et moi-même étions chargés de chercher des bénévoles et des musiciens afin d’assurer les services à Fontenay et partiellement à Vincennes, ville voisine.
En lien avec Vincennes, nous avons partagé les prières du matin ainsi que celle du 31 décembre au soir avec plus d’une centaine de jeunes. Au total, près de 10 000 jeunes ont été accueillis à Paris et en Île-de-France — un beau signe d’espérance et de communion.
Avec l’aide de plusieurs étudiants et paroissiens de Fontenay, nous avons pu répondre à la demande des diocèses de Paris et d’Île-de-France afin de prendre part à ce grand événement européen, accueillir des milliers de jeunes et leur permettre de vivre quelques jours ensemble en priant pour la paix dans le monde.
Przemek Koscianek omi
Témoignage de Ruth :
L’an dernier, fin décembre 2024, j’ai vécu une expérience inoubliable lors de la Rencontre européenne de Taizé à Tallinn, en Estonie. Cette semaine de prière, de partage et de fraternité m’a remplie d’une joie profonde et d’une espérance chaleureuse, au milieu de milliers de jeunes venus de toute l’Europe.
Touchée par cette beauté, j’ai ressenti le désir d’aider à mon tour pour la Rencontre de Paris, du 28 décembre 2025 au 1er janvier 2026, afin de rendre ce que j’avais reçu et de contribuer à cette chaîne d’hospitalité. C’est en ayant été d’abord pèlerine, puis bénévole, que j’ai découvert cette double richesse : recevoir et donner.
Par hasard, j’ai retrouvé deux pèlerins rencontrés l’année précédente à Tallinn, ce qui a ravivé nos liens et rappelé la force des relations tissées dans la prière commune.
J’ai été particulièrement accompagnée par le père Przemek, dont l’écoute attentive et la bienveillance m’ont soutenue tout au long de cette mission d’accueil et d’animation.
J’encourage vivement les jeunes qui hésitent encore à participer à ces rencontres : elles sont riches en émotions, elles renforcent notre foi en Jésus-Christ et ouvrent le cœur à une fraternité véritable.
Ruth Zenon
L’an dernier, fin décembre 2024, j’ai vécu une expérience inoubliable lors de la Rencontre européenne de Taizé à Tallinn, en Estonie. Cette semaine de prière, de partage et de fraternité m’a remplie d’une joie profonde et d’une espérance chaleureuse, au milieu de milliers de jeunes venus de toute l’Europe.Touchée par cette beauté, j’ai ressenti le désir d’aider à mon tour pour la Rencontre de Paris, du 28 décembre 2025 au 1er janvier 2026, afin de rendre ce que j’avais reçu et de contribuer à cette chaîne d’hospitalité. C’est en ayant été d’abord pèlerine, puis bénévole, que j’ai découvert cette double richesse : recevoir et donner.
Par hasard, j’ai retrouvé deux pèlerins rencontrés l’année précédente à Tallinn, ce qui a ravivé nos liens et rappelé la force des relations tissées dans la prière commune.
J’ai été particulièrement accompagnée par le père Przemek, dont l’écoute attentive et la bienveillance m’ont soutenue tout au long de cette mission d’accueil et d’animation.
J’encourage vivement les jeunes qui hésitent encore à participer à ces rencontres : elles sont riches en émotions, elles renforcent notre foi en Jésus-Christ et ouvrent le cœur à une fraternité véritable.
Ruth Zenon

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Le chalet de la Paix à Aussois
Durant de nombreuses années, Jean Col (1924-2020), missionnaire OMI, transforma et anima un chalet familial situé dans les alpages du parc de la Vanoise en lieu d’accueil spirituel, épaulé en cela par une laïque, Anne-Marie Devillers.
Jean est décédé en 2020 et Anne-Marie a continué à animer ce lieu spirituel. Depuis 2025, pour raison de santé, elle ne peut plus monter au chalet. C’est désormais une équipe de bénévoles réunis en association qui anime ce lieu en été.
Mgr Thibault Verny évêque des diocèses de Savoie ainsi que 3 représentants des Oblats de Marie Immaculée (OMI) congrégation du Père Jean Col, sont venus découvrir et visiter le chalet le 5 juillet 2025.
Ainsi une nouvelle organisation de l’association des amis du chalet de la Paix s’est mise en place cet été afin de poursuivre la mission d’Anne-Marie Devillers ne pouvant plus maintenant monter au chalet pour raison de santé.
Des bénévoles par binômes ont assuré l’accueil chaque dimanche suivi de la messe ou d’une célébration de la Parole en l’absence de prêtre à 11h. Arrivait ensuite le temps convivial et fraternel du
traditionnel apéritif puis du repas partagé. Des bénévoles ont également été présents pour garantir l’entretien et la logistique du bâtiment.Frère Benoit Dosquet OMI a logé une semaine fin juillet au chalet.
Également, le Père Antoine Chy OMI a résidé les 2 dernières semaines d’août. Il a invité la communauté chrétienne Hmong pour une retraite marche méditation pendant 4 jours. 24 retraitants sont venus de Lyon, Paris, Orléans, très heureux de découvrir les montagnes d’Aussois.Nous avons vécu un temps particulièrement fort le dimanche, des paroissiens et des touristes venant à la rencontre de la communauté Hmong touchée par leur présence. La messe a été animée par les retraitants, les textes et les chants en 2 langues.
« Moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. » (Isaïe 66, 18).Au cours de cet été 2025, le rapport d’activité a dénombré 300 passages au chalet. Il est envisagé l’été prochain la présence de prêtres OMI au chalet pendant les mois de juillet et d’août.
Concernant le livre : « Père Jean Col missionnaire du Lesotho aux Balmes », une troisième édition est en cours de fabrication. Les livres seront disponibles à partir de Noël 2025.
Dominique, secrétaire, Association chalet de la Paix.
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Philippe Alin (1933-2026)
Nous vous informons que Philippe Alin est décédé le 19 janvier 2026 2025 à Pontmain. Il avait 92 ans.
Philippe était né le 11 juillet 1033.
Il avait prononcé ses premiers vœux en 1951 et avait été ordonné prêtre en 1958.
La majeure partie de son parcours missionnaire s’est effectuée au Tchad, dans le diocèse de Pala.
A la retraite, il était rentré en France et résidait dans la communauté de Pontmain dont il a été le trésorier durant de longues années.
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André Hebting (1937-2025)
Nous vous informons qu’André Hebting est décédé le 29 novembre 2025 à Strasbourg. Il avait 88 ans.
André était né le 10 mai 1937.
Il avait prononcé ses premiers vœux en 1957 et avait été ordonné prêtre en 1965.
Envoyé comme missionnaire au Laos, il fut expulsé » comme tous les missionnaires en 1975 et poursuivit sa vie missionnaire en Indonésie avant de rentrer en France il y a quelques années
Réactions
Jean Georges Zyihoubé
C’est bien triste : notre très cher André Hebting s’en est allé.
Homme de Dieu et de prières.
Homme fort et fraternel: d’une douceur et d’ un calme extraordinaire.
Il parlait peu mais agissait plus.
Homme de paix, il aimait bien faire la cuisine pour ses confrères.
Grand missionnaire et valeureux oblat.
Son souvenir restera gravé dans mon cœur. Merci à Dieu d’avoir permis que mon chemin croise celui de cet homme de Dieu, digne fils d’Eugène de Mazenod.
Qu’il intercède pour nous auprès du Père dans son Royaume d’ amour.
Union de prières avec toutes la communauté de Strasbourg et toute sa famille.Jean-Pierre Caloz
Il s’en va à la veille de la Saint André son patron. Avec André nous avons commencé le même jour à Augny, en octobre 1950. Nous étions bons camarades, il était doué pour le dessin et c’est lui qui faisait l’enveloppe des « compliments » que nous adressions au Supérieur ou au professeur de classe. C’était un homme calme et de grande solidité, on pouvait compter sur lui.
A son retour du Laos, nous nous sommes retrouvés à ND de Lumières, pour la retraite annuelle, en janvier 1975, et j’ai su qu’il partirait pour l’Indonésie. Nouveau rendez-vous ; comme provincial de l’Est j’ai été délégué pour accompagner la délégation d’Indonésie, et j’ai eu la chance d’aller le rencontrer en sa mission à Lenkenat. C’était toujours le même homme, solide, calme, parlant lentement. J’ai découvert quelque chose de son travail auprès des gens.
Il avait construit, si je me souviens bien, la maison de Lenkenat : le presbytère et la maison des Sœurs.
Ainsi, mon compagnon s’en va auprès du Père, après avoir traversé cette dernière épreuve, et surtout après une belle vie de missionnaire.