Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Martin Kedah

Lier vie intellectuelle et vie spirituelle

groupe de scolastiques au Nord-Cameroun

Après le noviciat, tu as rejoint le scolasticat de Yaoundé ? Tu étais un gars de la ville. Tu n'as pas dû être trop perdu dans cette grande ville qu'est la capitale du Cameroun !

Yaoundé était tout à fait différente de Garoua. J'ai trouvé une Eglise avec une autre culture, une autre façon de faire, vraiment très différente de ce qu'on vivait au Nord. Même les bâtiments étaient différents ! On sentait que c'était une vieille Eglise, avec beaucoup de dévotion, d'eau bénite... Ce qui m'a impressionné, c'était la manière avec laquelle, par exemple, ils accueillaient l'évêque ; c'était à la courbette et autre... Comparé à nos évêques au Nord qui apparaissaient très simples ! Il y a une autre conception de l'Eglise. Mais en même temps, j'étais impressionné par l'enthousiasme de cette Eglise, l'engagement des fidèles.

Que retiens-tu de tes trois années d'études ?

Au niveau du scolasticat, c'était les études et la vie ensemble. Les deux étaient importants et le supérieur insistait toujours sur le fait qu'on était là pour la philosophie mais également parce qu'on était religieux. Du coup quand il y avait des vacances, c'est l'institut de philosophie qui nous les donnait. Les Oblats, eux, n'y étaient pas ! Il fallait toujours tenir les deux dimensions de la vie ensemble. Le supérieur insistait beaucoup sur le fait de lier vie intellectuelle et vie spirituelle. Ce n'était pas facile ! Au moment où on était acculé par les travaux universitaires à remettre, il fallait le faire, c'était un défi pour nous. D'où l'importance de cette discipline acquise au noviciat et qui aide à s'organiser soi-même.

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