Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Dans le monde et pas du monde

Le temps de l’Ascension : nous le ressentons comme le temps de l’absence. Mais l’absence, ça nous dit une autre manière d’être présent. Un absent laisse des traces : une lettre, une photo, un film, des écrits, un testament. Jésus ne laisse rien de tout cela : son testament, c’est une personne : l’Esprit Saint qui nous inspire une seule chose : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous aimés ». La prière de Jésus en Jean 17 que nous venons d’écouter nous aide à découvrir par quels indices, par quels signes, nous pouvons rendre visible aujourd’hui la présence de Jésus.

1 – «  Garder la fidélité à son nom ». C’est quoi ? Faire que l’Evangile de Jésus imprègne toute notre vie personnelle et sociale, nos pensées, nos actions, nos choix. La présence du Christ dans le monde, c’est nous, les uns par les autres, notre fidélité inventive à l’Evangile. Nous avons souvent des lieux et des moments pour nous ouvrir à cette présence. Le WE de Pentecôte, se déroulera à Lourdes la rencontre nationale de la Mission Ouvrière qui regroupera plus de 1000 enfants, jeunes et adultes sur le thème : « Elargis l’espace de ta tente ». Oui, chaque fois que nous ouvrons nos relations à une fraternité plus large nous rendons le Christ présent dans le monde.

En ce moment se déroule en France un très important débat sur l’école, l’avenir du collège en particulier. Notre société est affrontée à un immense défi, celui d’harmoniser les notions fondamentales et les nouvelles exigences de la société d’aujourd’hui et de demain. Cela concerne les enfants, vos enfants. Personne ne peut s’en désintéresser. Notre fidélité à l’Evangile se joue là aussi. Il faut absolument ne pas passer à côté et nous informer sérieusement.

2 – Un autre indice pour rendre visible la présence de Jésus dans le monde : « La joie... qu’ils aient en eux la joie et qu’ils en soient comblés ». St Paul dit que la joie est un signe de l’Esprit. Pas une joie superficielle ou simplement sentimentale, mais une joie qui peut être compagne des souffrances, des épreuves parce qu’elle est cette certitude que Jésus est de toute façon et en toute circonstance notre frère, compagnon de route.

3 – Un 3ème indice pour rendre visible la présence de Jésus : « Etre dans le monde et n’être pas du monde ». Vivre avec Jésus cette tension libératrice. Un rude combat. Il y a des domaines de notre vie particulièrement sensibles où nous devons manifester une différence au nom du Christ :

  • Le respect de la vie, de la dignité des personnes contre vents et marées.
  • Le rapport à l’argent, la place que nous lui faisons tenir dans notre vie personnelle et collective.
  • Le rapport à ceux qui sont laissés pour compte, au bord du chemin de l’humanité. L’Evangile en fait clairement un critère de notre appartenance au Christ.
  • Le rapport aux étrangers. Notre Eglise nous dit que c’est un impératif si nous voulons le bien commun de tous. Nous pouvons le manifester de diverses manières. Vendredi 29 mai, à 18h30, à la cathédrale éphémère, 2 rue Molière à Créteil, l’ACO, le CCFD, la diaconie des Roms nous invitent à une rencontre : « Roms – Français, rencontrons nous » Une manière pour nous de nous ouvrir à un aspect essentiel de notre vie chrétienne.

En ce qui concerne ces quatre aspects, pas d’échappatoire possible : « Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu. »

Ainsi, c’est à nous de transformer l’absence de l’Ascension en présence. L’Evangile d’aujourd’hui nous en donne le cahier des charges. Demandons à l’Esprit de Pentecôte de nous en rendre capables.

Marcel Annequin

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