Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Louis Leroy (1923-1961)

  1. Un missionnaire au coeur généreux

Louis Leroy en costume traditionnel, avec un chapeau sur la tête et une grande barbe, regarde le photographe. A côté de lui, son petit cheval, arnaché et prêt à partir pour le voyage
Louis Leroy partant pour le poste de mission de Bon Pha
Louis Leroy marchant au côté de son petit cheval
Départ pour Ban-Pha en 1958

Les six années du Père Louis au Laos sont connues, notamment à travers la correspondance suivie qu´il entretient avec les Carmélites de Limoges : il prodigue ses conseils pour la petite exploitation laitière des soeurs et leur confie ses joies, ses espoirs et ses épreuves de missionnaire.

Il étudie patiemment les langues - lao et kmhmu', et plus tard thaï dam - handicapé par une surdité précoce. Il avoue obtenir des résultats « moyens » ; mais cela est compensé par ses qualités d´accueil et son sourire, par son infatigable dévouement au service des malades, par son amour des plus pauvres, par sa patience envers les pécheurs.

Arrivé au Laos en novembre 1955, il fut envoyé peu après à Xieng Khouang. Après un an, désorienté par les langues et dialectes multiples de cette région, il demanda de passer quelques mois dans la vallée du Mékong pour mieux se familiariser avec la langue lao officielle, parlée dans la plaine. Il fit ce stage prolongé à Tha Ngon près de Vientiane.

À la fin de 1957 le Père Louis était de retour pour de bon à Xieng Khouang. De là, il rejoignait son poste définitif de Ban Pha dans les montagnes. C´était un village encore néophyte, évangélisé par le Père Joseph Boissel, o.m.i. On y parlait le thaï dam, une langue nouvelle pour lui ! Tout autour, il avait plusieurs villages chrétiens de langue kmhmu´ ainsi qu´un large secteur à prospecter, où l´Évangile n´avait pas encore pénétré.

Pendant les trois ans et demi qui suivirent, le Père Louis a tenu scrupuleusement à jour le journal de la mission, appelé « codex historicus » chez les Oblats. Il y raconte ses joies et ses peines de missionnaire ; il exprime sa souffrance devant la tiédeur et le manque de constance de certains chrétiens ; il y donne surtout le témoignage d´une foi indéfectible et d´un dévouement sans bornes.

Inlassablement, tout en continuant d´instruire la communauté de Ban Pha, il visite les villages qui lui sont confiés, à deux, trois ou cinq heures de marche par tous les temps sur des pistes impossibles. Il écrit :

« Il m´est arrivé d´aller passer une nuit dans des villages païens pour essayer de leur faire connaître notre religion mais, au moins apparemment, ce que je leur ai dit ne semblait pas les intéresser beaucoup... [Le missionnaire] s´aperçoit vite que seule la grâce toute puissante de Dieu peut convertir une âme. »

Et dans une autre lettre :

« Du 1er juillet 1959 au 1er juillet 1960, il y a eu 73 baptêmes dont 37 d´adultes... Environ 3 000 personnes venues demander des soins, parfois il s´agit de cas bénins, parfois de cas très graves ; et pour assurer tout cela au moins 3 000 kilomètres de marche à pied sac au dos. À certains jours c´est dur, surtout quand la santé n´est pas brillante, mais je suis très heureux d´avoir à travailler dans ce secteur. »

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