Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Christian Duriez

photo de couverture du livre

Christian, qu’est-ce qui t’a poussé à écrire ?

Christian Duriez : Ca dépend. Pour les deux premiers livres ("A la rencontre des Kapsiki du Nord-Cameroun" et "Zamane"), ce fut un premier coup de la Providence. En faisant l’AFM (Année de Formation aux Ministères) à Paris, j’avais appris à prendre du recul, à mettre un peu de distance entre ma vie missionnaire et moi-même, pour la regarder.

Et qu’est-ce que tu as vu ?

C.D. J’ai d’abord fait un bilan : 40 baptêmes en 20 ans en pays kapsiki. Plutôt maigre !... A quoi c’était dû ? Sans doute en partie à mon incompétence, mais surtout à cause de la coutume kapsiki, solide, qui résistait fort bien à l’Evangile tel que je le voyais ! Alors – ce que je considère comme providentiel - j’ai changé mon regard sur le pays et les gens. Je me suis fortement impliqué dans la coutume, l’amitié avec les vieux, la bière de mil, la langue, tout ça…. Au point que, rentré en France, je n’ai eu aucun mal à écrire ce que j’avais vécu.

Et les autres livres ?

C.D. Le troisième, « Une Eglise en construction », est la conséquence d’un coup de colère partagé avec Luc Athimon et Claude Digonnet. Ce fut une belle aventure !

Et le présent livre ?

Ca, c’est un deuxième coup de la Providence. On m’avait invité à écrire des méditations pour RCF-Vaucluse. Elles ont plu, alors j’ai récidivé. Etant à Marseille, je continue à écrire pour Avignon.

Et pour toi Christian, vers quel Dieu t’a amené à la fois ta vie missionnaire et les coups de Providence dont tu parles ?

J’ai commencé à méditer sur la Mission, le Dieu nomade etc…, et ce que j’avais compris après mon échec pastoral. Et puis un jour, ou plutôt lors d’une insomnie, j’ai découvert une autre dimension de la vie : la vie intérieure. J’ai eu l’impression d’avoir vécu jusqu’ici à la surface de moi-même et d’avoir loupé quelque chose d’essentiel… Là encore, je n’ai eu aucun mal à écrire.

Une dernière question. Ces questions auxquelles tu réponds dans ton livre, qu’en penses-tu ?

Pour répondre à la loi du genre – des méditations à la radio qui ne doivent pas dépasser 4 minutes, j’ai essayé de faire simple. Les catéchèses et autres homélies en Afrique, ainsi que les nécessités de la langue locale, m’y ont sans doute aidé. De plus, tu retrouves plusieurs fois dans le livre, un attrait particulier pour la Résurrection, car j’ai essayé de remettre la balle au centre ! Je trouve que trop souvent les chrétiens ont du mal à intégrer la Résurrection à leur foi…. Et bien sûr, j’ai voulu partager ma pensée sur la Mission, pensée que j’espère être en harmonie avec le Concile Vatican II.

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