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Du 10 au 12 mars 2026 à Notre-Dame de Pontmain, les Oblats de la Province de France se retrouvaient en Assemblée avec des représentants de leurs partenaires laïcs, des membres de la délégation Belgique Pays-Bas et le conseil de l’Institut des Apostoliques de Marie Immaculée, pour  faire le point sur la situation, se donner le temps de regarder – et se réjouir de – ce qui est fait, et regarder vers l’avenir.

Jeudi 12 mars 2026

En route pour le Vietnam

En route pour le Vietnam

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En visio avec le Vietnam. Bonjour Antoine, bonjour Pierre

3° et dernier jour. Ce matin, nous voyageons. Merci Zoom… ! Antoine Minh-Hung, le responsable de la délégation du Vietnam, et Pierre Ha Thai Hô, le trésorier, nous attendent derrière leur ordinateur. Les six heures de décalage les surprennent en plein après-midi… C’est bon ! Ils ont eu le temps de faire la sieste.

Le changement de décors… et de rythme, est total. Si l’Europe oblate vieillissante se pose des questions quant à son avenir, le Vietnam, comme une bonne partie du continent asiatique, a l’avenir pour lui . Ça se sent : cela déborde d’énergie, d’enthousiasme, de vitalité, d’idées, de projets, de réalisations, tous azimuts. N’en jetez plus, la cour est pleine. C’est un véritable feu d’artifice ! Comme le disait déjà le politologue Dominique Moïsi il y a 20 ans, le continent asiatique fonctionne à la culture de l’espoir, là où la vieille Europe se recroqueville sur la peur !

Que retenir de ce festival ? Que, fidèles au charisme du fondateur, les Oblats vietnamiens se concentrent sur les populations pauvres ou mises à l’écart, ces périphéries si chères au pape François, notamment les minorités ethniques du Centre et du Nord. Ici les Oblats sont en paroisse, là ils tiennent un orphelinat tandis qu’ailleurs ils s’occupent à amener l’eau potable dans tel village, pour ne citer que quelques exemples. Les chiffres impressionnent. Après 25 ans d’existence, la délégation comprend une centaine d’Oblats tandis que pas loin de 400 laïcs leurs sont « associés ».

Retour en Belgique / Pays-Bas

On y serait bien resté encore un peu mais l’heure tourne et il nous faut repartir en voyage… Retour en Europe où Mark Verberckt, le responsable de la délégation Belgique Pays-Bas désormais unie à la Province de France, présente le tableau : une délégation au passé riche et complexe, mais qui est aujourd’hui finissante. C’est une belle leçon de courage et de discernement que nous prenons quand Mark nous apprend que la délégation a déjà pris la décision il y a 20 ans de ne plus accueillir de nouvelles vocations. L’institution, les structures, le contexte et les perspectives d’avenir n’y autorisaient plus. Ils ont donc pris la décision de terminer doucement.

La présentation humoristique de Mark

Est-ce à dire qu’ils ont renoncé à être missionnaires ? Que nenni ! Témoins de l’Évangile, ils le sont, à partir des deux ou trois communautés vieillissantes qui ont bien décidé de jouer la carte de la fraternité évangélique, simplement, résolument, jusqu’au bout : donner à chacun la possibilité de vieillir – et mourir – dans la dignité et le minimum de confort souhaité ; faire le deuil du passé en se dégageant des bâtiments d’antan ; rester ouvert au monde et à ses tragédies, et les porter dans la prière. Bref, continuer à dessiner de belles figures d’Évangile dans l’aujourd’hui du monde, annoncer l’Évangile en le vivant simplement, en communauté, dans une acceptation – disons-même un consentement – apaisé du réel. Oui, belle méditation sur le sens de l’existence qui nous a été donnée là.

Pour la fin de matinée, dernier jour oblige, c’est à la basilique, avec les pèlerins du jours, que nous avons célébré l’eucharistie.

Retour en Belgique / Pays-Bas

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La présentation humoristique de Mark

De Lyon et sa banlieue au Tchad et Haïti

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De Lyon et sa banlieue au Tchad et Haïti

L’après-midi, nous pouvions entendre les derniers groupes. Tout d’abord nos « cousines », les sœurs de l’Institut Apostoliques de Marie Immaculée, fondées à Lyon en 1926. Petit institut lyonnais, leur charisme les a rendues, dès les origines, proches des OMI qu’elles souhaitaient épauler dans la mission, depuis Lyon tout d’abord, puis au Cameroun, au Tchad et en Haïti. A Lyon dès avant-guerre, elles risquaient une présence dans le quartier alors difficile de Gerlan.

Aujourd’hui, un peu comme pour nos confères belges, Marie-Paule nous a offert le témoignage d’un petit institut qui a décidé de ne plus accepter de nouvelles vocations et de se diriger, du moins en France où elles ne sont plus que 26, vers la fin.

Décision pas simple à prendre : « On reste longtemps dans un espèce de déni et on met des rustine pour continuer à faire comme avant. Mais la chambre à air finit par être très usée et les rustines ne vont plus », nous a dit Marie-Paule. Ou encore : « Il faut du temps pour comprendre, que cette compréhension descende de la tête au cœur et qu’on soit en mesure d’engager les changements dans note façons de faire. C’est un chemin de deuil. On ne chemine pas toutes à la même vitesse. Il faut du temps et du courage pour oser regarder en vérité les signaux qui nous alertent ».

Aujourd’hui, sereines dans leur décision, elles aussi sont bien décidés à vivre et rayonner l’Évangile, même si celui-ci se vit au rythme des cheveux blancs, des rhumatismes et des handicaps grandissant dus à la vieillesse : « L’important, c’est que les membres puissent avoir une vie digne dans le sens de continuer sa vocation apostolique, vocation de prière, de vie fraternelle, et vocation missionnaire, dans quelque état physique qu’on soit. ». Oui, beau témoignage !

Tous les chemins mènent à Rome

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Alberto

Pour terminer ces présentations, Alberto, le conseiller général pour l’Europe et Raymond Mwangala de l’administration générale, ont pris la parole, pointant du doigt les inévitables évolutions de structures que les unités oblates européennes vont inévitablement devoir faire, mais également en nous rappelant que c’est l’état du monde et « les besoins de salut des hommes » qui doivent constituer notre boussole.

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Alberto et Raymond

Un long temps de partages et de débats en forum a permis de terminer cette journée et cette assemblée. Des questions seront à reprendre. Des formations seront à entreprendre. Des rencontres seront à organiser car nous avons constaté que nous ne nous connaissions pas tant que ça… Bref, les réunions de Province ont de beaux jours devant elles !

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Alberto

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Alberto et Raymond

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Le forum, rive gauche

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Hervé, l’un des doyen de notre assemblée, lourd des trois bouteilles de cidre offertes par le Provincial

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Le forum, rive droite

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Du vent et de l’esprit…!

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Mise en place

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Fiat lux… Et la lumière fut !

Mercredi 11 mars 2026

séance de questions-réponses

« Bilan de trois années et prospectives »

Deuxième jour : après la journée de mise en route de la veille, l’heure était aujourd’hui à « l’état des lieux » : où en est la Province en 2026 ? Chauffez-vous les oreilles. Il y avait du topo à ingurgiter !

Le début de matinée a été consacré au rapport officiel de Renaud, le responsable de la Province : « Bilan des trois années et prospectives ». Belle occasion de jouer à « Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure » : sommes-nous du genre à voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ? A nous affliger devant l’impressionnante baisse des effectifs depuis cinquante ans, ou à nous réjouir des mille et une pousses que nous et d’autres ont contribué à faire croître ?

L’exercice était difficile. Comment présenter la réalité de façon claire et précise sans tomber dans le topo froid et déshumanisant ?

Renaud s’en est bien sorti, notamment en mettant en relief quelque chose de l’ordre de l’interculturalité. Aujourd’hui, la Province de France, ce sont de nombreuses nationalités, de nombreuses terres étrangères d’origine, appelées et venues en France pour servir la mission oblate. Cela donne à nos communautés une coloration originale. Ce n’est pas sans soulever quelques sérieux défis mais il y a néanmoins là quelque chose… comment dire au regard de l’actualité internationale… de « prophétique », n’ayons pas peur des mots !

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Petit détour biblique

Et pour illustrer son propos, en bon bibliste qu’il  est, Renaud nous a embarqués quelques siècles en arrière. Jugez plutôt :

Orpa et Noémie, vous remettez ? C’est dans le livre de Ruth, un de ceux dans lequel on met rarement le nez ! Bien dommage ! Car il nous y donné une belle leçon d’interculturalité. Non, il n’est pas vrai que nous sommes rédibitoirement cloués à notre milieu culturel d’origine. Ruth la moabite, devenue veuve, choisit de suivre sa belle-mère israélite vieillissante, elle-même veuve, pour s’occuper d’elle, même s’il faut pour cela quitter la terre moabite et poser ses valises en terre d’Israël.

La leçon est claire. Ce n’est sans doute pas facile de venir dans un autre pays. Pour autant, il peut y avoir une belle fécondité à s’installer ailleurs. C’est le pari que fait la Province, depuis plus de 20 ans déjà, en accueillant des Oblats originaires d’autres coins du globe.

charles

Cela dit, pas question d’être « niaiseux » comme disent nos frères québecois. Passer de la cohabitation globalement pacifique (appelons cela le « multiculturel ») à la reconnaissance de l’enrichissement apporté par les autres (« l’intercuturel ») sans trop s’attarder sur les seuls points communs (le « transculturel ») constitue une démarche qui exige conversion, remises en  cause, sans oublier une bonne dose de patience et un sens certain de la relativité. Un vrai programme pour les années à venir.

Le topo s’est terminé par la méthode KISS : Keep (Que veut-on conserver ?); Improve (Que faut-il améliorer ?); Start (Que souhaitons-nous commencer ?); Stop (Qu’est-il nécessaire d’arrêter).

 
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Rapport financier

Benoît à la manoeuvre

Rapport financier

Après cela, la fin de matinée a été consacrée au rapport financier, par l’économe provincial, Benoît : des chiffres, des pourcentages, des tableaux propres à incarner le charisme oblat autour de quelques solides questions soulevant des orientations à faire, des options à prendre dans les années à venir.

Chapeau l’artiste ! Tout cela était suffisamment clair pour que l’on s’y retrouve. Dans ce genre d’exercice, c’est rare…!

Place aux « Audacieux » !

L’après-midi a commencé sur les chapeaux de roue, avec les « Audacieux », le groupe de coordination des Laïcs associés. Vovonne pour la France, et Françoise pour l’international nous ont aidés à prendre conscience que le charisme oblat n’est pas notre propriété, qu’il intéresse des laïcs désireux de vivre leur baptême sous cette dynamique, en partenariat et collobaration avec nous. Beau « signe des temps » en ces temps de vieillissement avancé mais qui oblige, lui aussi, à des mutations : peut-on faire de la place à l’autre sans consentir à quelques déplacement ? L’intervention de Françoise en a « rajouté une couche »  en nous faisant toucher du doigt l’ampleur du mouvement. Sur l’ensemble de la planète, ce sont quelques 15.000 laïcs qui sont engagés dans cette dynamique, cinq fois plus que le nombre d’Oblats ! Cela donne à réfléchir…

Place aux « Audacieux » !

Vovonne en pleine explication

Séquence « émotion »

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Olivier parle de son expérience missionnaire au « 49 »

Séquence « émotion »

Un autre moment fort a été le témoignage d’Olivier. Lui, sa femme et leurs enfants ont animé le « 49 » depuis 7 ans : une maison d’accueil pour étudiants qui se veut « tiers lieu » en lien avec le quartier et la paroisse, via des animations festives, culturelles et spirituelles. C’est la première fois que ce projet était confié à une famille proche des Oblats. Arrivés en fin de mandat, avant de partir vers de nouvelles aventures, Olivier et sa famille ont tenu à nous partager la richesse qu’ils avaient eue de pouvoir vivre ainsi un engagement d’Église au service de la mission. « Séquence émotion » qui a fait du bien à notre humanitude !

Le charisme en spectacle

Maher présente le projet « oblatio »

Le charisme oblat en spectacle

Maher, un autre laïc, a poursuivi en partageant le projet « Oblatio » : quelques laïcs en lien avec quelques Oblats animent chaque été durant la semaine sainte un lieu Oblat. L’objectif est de vivre la mission, transmettre la foi chrétienne et le charisme oblat à partir d’un spectacle, d’une animation liturgique et d’un temps de présence. Partage, convivialité, spiritualité, détente, service sont à chaque fois au rendez-vous, avec au centre un spectacle.

Album photos

Françoise en visioconférence

Fin de pause

Traduction simultanée. Merci Hermann

Retour de carrefours

« Pause toujours, tu m’intéresses… »

Soirée Rokafix !

Mardi 10 mars 2026

Marek nous accueille dans la petite église de Pontmain

Première matinée : une soixantaine de personnes venues d’horizons divers se retrouvent : des Oblats de la Province de France, mais également de la délégation Belgique Pays-Bas, sans oublier les représentants de l’administration romaine. Sont également là les Apostoliques de Marie Immaculée, un institut apostolique féminin proche du charisme d’Eugène de Mazenod. Pour que le tableau soit complet, les « Audacieux » et les jeunes de « Oblatio », des laïcs désireux de vivre leur baptême dans la dynamique suscitée par le charisme oblat sont également là. Trois jours d’Assemblée de Province attendent tout ce petit monde : il s’agit de faire mémoire de ce qui s’est vécu depuis la dernière Assemblée de Province, il y a trois ans, et dessiner quelques lignes d’avenir.

Marek nous accueille dans la petite église de Pontmain

Première matinée : une soixantaine de personnes venues d’horizons divers se retrouvent : des Oblats de la Province de France, mais également de la délégation Belgique Pays-Bas, sans oublier les représentants de l’administration romaine. Sont également là les Apostoliques de Marie Immaculée, un institut apostolique féminin proche du charisme d’Eugène de Mazenod. Pour que le tableau soit complet, les « Audacieux » et les jeunes de « Oblatio », des laïcs désireux de vivre leur baptême dans la dynamique suscitée par le charisme oblat sont également là. Trois jours d’Assemblée de Province attendent tout ce petit monde : il s’agit de faire mémoire de ce qui s’est vécu depuis la dernière Assemblée de Province, il y a trois ans, et dessiner quelques lignes d’avenir.

Dans la grange

L’entrée en matière est pédestre : un petit pèlerinage à la suite et à l’école de l’expérience de Pontmain, cette fameuse apparition du 17 janvier 1871 à destination de 4 enfants originaires du village. Le groupe se met donc en ordre de marche bien sagement – une fois n’est pas coutume – sur les lieux du pèlerinage  : la petite église paroissiale au plafond peint en bleu, la couleur que choisira la « belle dame » pour se présenter aux enfants;  la grange de l’apparition, le parvis de la basilique enfin, avant de rentrer dans ladite basilique pour conclure l’excursion pérégrinante par un inévitable – pour les OMI – et inoxydable « Salve Regina ».

Le groupe s’est alors retrouvé en salle de réunion au Bocage où il a découvert le parcours de vie de l’un des voyants : Joseph Barbedette. Il avait 10 ans lors de l’apparition. Plus tard, il devint Oblat, en un temps pour le moins bousculé (les expulsions de 1903, la guerre 14-18…). Joseph Barbedette ne fut pas un saint mais un Oblat ordinaire, un bon bougre comme vous et moi qui essaya tant bien que mal de mettre ses pas dans ceux de ce « Fils » vers lequel la belle dame l’avait tourné ce fameux soir de janvier 1871.

Dans la grange

L’entrée en matière est pédestre : un petit pèlerinage à la suite et à l’école de l’expérience de Pontmain, cette fameuse apparition du 17 janvier 1871 à destination de 4 enfants originaires du village. Le groupe se met donc en ordre de marche bien sagement – une fois n’est pas coutume – sur les lieux du pèlerinage  : la petite église paroissiale au plafond peint en bleu, la couleur que choisira la « belle dame » pour se présenter aux enfants;  la grange de l’apparition, le parvis de la basilique enfin, avant de rentrer dans ladite basilique pour conclure l’excursion pérégrinante par un inévitable – pour les OMI – et inoxydable « Salve Regina ».

Dans la grange

Le groupe s’est alors retrouvé en salle de réunion au Bocage où il a découvert le parcours de vie de l’un des voyants : Joseph Barbedette. Il avait 10 ans lors de l’apparition. Plus tard, il devint Oblat, en un temps pour le moins bousculé (les expulsions de 1903, la guerre 14-18…). Joseph Barbedette ne fut pas un saint mais un Oblat ordinaire, un bon bougre comme vous et moi qui essaya tant bien que mal de mettre ses pas dans ceux de ce « Fils » vers lequel la belle dame l’avait tourné ce fameux soir de janvier 1871.

Sur le parvis

Après la découverte d’un tel parcours, nous nous sommes sentis à l’aise pour parler de nous-mêmes. Aucun concours de perfection à l’horizon, mais un simple partage fraternel sur ce que nous vivons, simplement, à partir de ce désir enraciné en chacun de nous de colorer nos existences aux couleurs de l’Évangile.

Pour nous y aider, nous avons pris appui sur l’année jubilaire. En effet, en 2026, nous fêtons les 200 ans de l’approbation des Constitutions et Règles des Oblats par le pape Léon XII. Petit détour par la case « fondements » donc, grâce à l’ami Jo Bois qui nous a remis en tête quelques-uns des grands axes que contiennent lesdites Constitutions et Règles sur le thème de la « communauté », avec notamment ce questionnement : comment faire la distinction entre « vie commune » et « vie communautaire » ? Car au regard d’Eugène de Mazenod, tout est là : non pas une juxtaposition d’individus vivant sous le même toit pour les besoins de la mission, mais un véritable groupe de frères, réunis à la manière des apôtres autour du Christ, comme dynamique missionnaire en soi. Tout un programme.

Sur le parvis

Après la découverte d’un tel parcours, nous nous sommes sentis à l’aise pour parler de nous-mêmes. Aucun concours de perfection à l’horizon, mais un simple partage fraternel sur ce que nous vivons, simplement, à partir de ce désir enraciné en chacun de nous de colorer nos existences aux couleurs de l’Évangile.

Pour nous y aider, nous avons pris appui sur l’année jubilaire. En effet, en 2026, nous fêtons les 200 ans de l’approbation des Constitutions et Règles des Oblats par le pape Léon XII. Petit détour par la case « fondements » donc, grâce à l’ami Jo Bois qui nous a remis en tête quelques-uns des grands axes que contiennent lesdites Constitutions et Règles sur le thème de la « communauté », avec notamment ce questionnement : comment faire la distinction entre « vie commune » et « vie communautaire » ? Car au regard d’Eugène de Mazenod, tout est là : non pas une juxtaposition d’individus vivant sous le même toit pour les besoins de la mission, mais un véritable groupe de frères, réunis à la manière des apôtres autour du Christ, comme dynamique missionnaire en soi. Tout un programme.

Jo Bois, concentré

En termes d’apports, nous en avions assez pour la journée. Le reste de l’après-midi nous a permis de les « délayer » en petits groupes autour de quelques questions : « Que nous dit le fait de célébrer ces 200 ans ? », « Quelles sont nos attentes par rapport à cette Assemblée ? », tandis qu’un dialogue dans l’Esprit – très à la mode en cette époque synodale – nous permettait, toujours en petits groupes, de nous dire comment nous nous sentons partie prenante de la vie de la Province.

Forts de cette mise en condition, nous sommes prêts pour demain, à venir plus en détail sur ce qu’a été la vie de la Province depuis trois ans.

Bertrand

L’animateur, au taquet

L’assemblée attentive

Remontée de carrefour, saison I

Remontée de carrefour, saison II

Concentration, force VI

Fin de chantier !