Christian Gilbert
Albert Piat
Joachim Nio
Lucien Perrier
Jean Cuny
4 h 30
À la recherche de Henri Ballot, l’unterscharführer SS de la Gestapo de Melun Wilhelm Korf perquisitionne la villa « Mousse Douce » à Esmans.
6 h 30
Accompagné d’une compagnie de soldats, Korf arrive au séminaire des missions. Pierre Letourneur et Henri du Halgouët qui rentraient de la Bondue sont prévenus que les Allemands sont au séminaire. Ils prennent la fuite. Korf fait aligner la communauté le long du bâtiment et fait appeler : « Père Conome » qui est absent. Il fait alors appeler le frère portier, Joachim Nio, emmené par la Gestapo. La communauté est déplacée sur la pelouse et le séminaire est fouillé de fond en comble.
Korf fait appeler le Père du Halgouët, également absent. Puis c’est au tour d’Albert Piat, de Jean Cuny, de Christian Gilbert et de Lucien Perrier, identifié par « Renard » qui, arrêté deux jours auparavant, porte des traces de coups sur son visage.
On va chercher le frère Nio qui possède les clés de la cave. Quand il sort du ciroir, les Oblats constatent qu’il a été torturé : pieds et reins brisés, tympans explosés…
Christian Gilbert est le premier fusillé. La communauté tombe à genoux. Les soldats les frappent, les obligeant à se relever. Puis c’est le tour d’Albert Piat, de Lucien Perrier, de Jean Cuny et de Joachim Nio, qui tombent sans que personne ne révèle quoi que ce soit.
Un à un, ils sont emmenés au ciroir où ils sont torturés. Une heure plus tard, les Allemands se dirigent vers le puits, y font descendre J. Bocquené, M. Ruyant et J. Gueguen pour retirer la marne qui est au fond. En dessous, on trouve les conteneurs, des caisses d’armes —vides— et les parachutes !
Pour faire parler les résistants, Korf, qui veut savoir où sont les armes, menace de les fusiller, un par un. Pendant le drame, des Oblats sont requis pour préparer le dîner. Poules et vache sont abattues.
12h
À midi est arrivé à vélo M. Lagadec, employé du métro et concierge à la maison mère des Oblats à Paris. Il apporte des ouvrages de théologie et doit rapporter du miel du scolasticat.
Après une fouille en règle, il est chassé par Korf qui le croisera à nouveau sur la nationale en allant déjeuner au restaurant « Relais-fleuri » de Villeneuve-la-Guyard. Toujours à la recherche des armes et hors de lui, Korf continue de hurler : « J’en tuerai deux, trois, cinq, sept… ». L’arrivée du colonel Otto von Karminsky fait cesser les fusillades. Les dépouilles sont jetées dans le puits.
En fin d’après-midi, les bâtiments sont pillés. La communauté est embarquée à Fontainebleau. En sortant de la Brosse, Korf et une quinzaine de « soudards » tentent d’arrêter Henri Ballot à Montereau
Le ciroir
17h30
À 17 h 30, le domicile de Maître Côme est perquisitionné, au 11 square Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie à Paris. Korf fait arrêter des résistants dont Yves Masiée, Jacques Desbois, Maître Côme et son épouse, Henri Devarenne « Delorme », Raymond Mondon « Rudemonde » et Forthomme « Falbray ».
En soirée, interrogatoire rue des Saussaies.
14 d’entre eux seront fusillés le 17 août à Arbonne
Henri Ballot
J. Desbois
Yves Masiée
Raymond Mondon
J. Joanovici
