24 juillet 1944 – 24 juillet 2026. En ce 82eme anniversaire du meurtre par les Nazis de 5 missionnaires Oblats engagés dans la Résistance, l’ « Association pour le souvenir des Oblats » a, comme chaque année, invité les habitants de La Brosse-Montceaux et des environs, venus nombreux, à vivre un moment de recueillement et de mémoire sur le lieu même où eut lieu le massacre en juillet 44.

L’ensemble des maires des communes environnantes, les représentants du Conseil départemental de Seine et Marne, de la Région Ile-de-France, de la Préfecture de Seine et Marne, de l’Assemblée Nationale, des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, des Anciens Combattants d’Egreville, du Comité d’Entente des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de Montereau, de l’Union Nationale des Combattants de Vernou la Celle sur Seine, de la Délégation Générale du Souvenir Français de Seine et Marne et de l’Association Républicaine des Anciens Combattants de Seine et Marne ont déposé, chacun, une gerbe de fleurs au pied du monument érigé par les Oblats en 1946.

Dans son discours, M. Demelun, maire de La Brosse et président de l’Association pour le souvenir des Oblats », a souligné que ces 5 Oblats étaient des hommes ordinaires, « devenus extraordinaires par leur fidélité à leurs convictions », qui nous rappellent « qu’il n’existe pas de paix durable sans courage, ni de liberté sans vigilance ». Tant que la commune de La Brosse « continuera, année après année, à prononcer leurs noms, ils demeureront présents dans notre conscience et dans cette idée exigeante de la France qui refuse l’inacceptable, qu’elles que soient les épreuves ».

L’ensemble des maires des communes environnantes, les représentants du Conseil départemental de Seine et Marne, de la Région Ile-de-France, de la Préfecture de Seine et Marne, de l’Assemblée Nationale, des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, des Anciens Combattants d’Egreville, du Comité d’Entente des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de Montereau, de l’Union Nationale des Combattants de Vernou la Celle sur Seine, de la Délégation Générale du Souvenir Français de Seine et Marne et de l’Association Républicaine des Anciens Combattants de Seine et Marne ont déposé, chacun, une gerbe de fleurs au pied du monument érigé par les Oblats en 1946.

Dans son discours, M. Demelun, maire de La Brosse et président de l’Association pour le souvenir des Oblats », a souligné que ces 5 Oblats étaient des hommes ordinaires, « devenus extraordinaires par leur fidélité à leurs convictions », qui nous rappellent « qu’il n’existe pas de paix durable sans courage, ni de liberté sans vigilance ». Tant que la commune de La Brosse « continuera, année après année, à prononcer leurs noms, ils demeureront présents dans notre conscience et dans cette idée exigeante de la France qui refuse l’inacceptable, qu’elles que soient les épreuves ».

M. Jean-Louis Thieriot, député de Seine-et-Marne, a insisté, quant à lui, sur le fait que ce rendez-vous annuel de fidélité était à la fois un témoignage d’engagement, un témoignage d’amour et une mise en garde pour nous tous. De fait, on ne peut éviter d’évoquer le fond inquiétant du climat international sur lequel se vit, depuis quelques années, cette cérémonie : « Quand on voit le monde qui est le nôtre, d’Ukraine au Proche-Orient et ailleurs, quand on voit aussi la dimension vertigineuse des fractures de notre société, où on voit fleurir à nouveau des slogans, des pratiques, de l’antisémitisme au séparatisme, quand on voit que l’on juge un homme pour ce pourquoi il est né et non pour ce pourquoi, pour ce qu’il a fait, eh bien, on se dit que, nos hommes-là, ils ont encore beaucoup de choses à nous dire. »

Pour terminer, Madame Anny Pietri, sous préfète de Provins, a élargi ce moment de mémoire au sous-préfet Valentin Abeille, en exercice de 1938 à 1941 avant de s’engager lui aussi activement dans la Résistance et périr sous les coups de la Gestapo le 2 juin de la même année.

M. Jean-Louis Thieriot, député de Seine-et-Marne, a insisté, quant à lui, sur le fait que ce rendez-vous annuel de fidélité était à la fois un témoignage d’engagement, un témoignage d’amour et une mise en garde pour nous tous. De fait, on ne peut éviter d’évoquer le fond inquiétant du climat international sur lequel se vit, depuis quelques années, cette cérémonie : « Quand on voit le monde qui est le nôtre, d’Ukraine au Proche-Orient et ailleurs, quand on voit aussi la dimension vertigineuse des fractures de notre société, où on voit fleurir à nouveau des slogans, des pratiques, de l’antisémitisme au séparatisme, quand on voit que l’on juge un homme pour ce pourquoi il est né et non pour ce pourquoi, pour ce qu’il a fait, eh bien, on se dit que, nos hommes-là, ils ont encore beaucoup de choses à nous dire. »

Pour terminer, Madame Anny Pietri, sous préfète de Provins, a élargi ce moment de mémoire au sous-préfet Valentin Abeille, en exercice de 1938 à 1941 avant de s’engager lui aussi activement dans la Résistance et périr sous les coups de la Gestapo le 2 juin de la même année.

Une nouveauté marquait cette cérémonie : la publication et la mise en vente d’une brochure qui reprend l’exposition en 40 panneaux mise en place par une petite équipe il y a 2 ans à l’occasion du 80e anniversaire. Cette exposition avait circulé en divers lieux de la région, paroisses et lycées, le nombre de visiteurs étant estimé à 1200 personnes. Il est heureux que cette brochure, en vente à la mairie pour 10€, mette cette exposition à la portée du plus grand nombre. Pour rappel, l’objectif du propos était d’inscrire l’engagement des Oblats dans la Résistance, dans un contexte plus large, temporel et régional : la progressive prise de conscience de l’inacceptable de la situation et la lente émergence d’un « non » qui engage ; dès lors, la recherche des moyens à mettre en œuvre et des hommes à y impliquer sans (trop) mettre en danger les jeunes Oblats en formation dans ce « séminaire des missions » ; par le fait même, les liens discrets avec les réseaux de Résistance de Seine-et-Marne, puis les actions de résistance proprement dites. L’expo s’attardait également sur « l’après 24 juillet », le retour de l’ensemble du groupe, déporté, à La Brosse et la vie « ordinaire » qui reprend son cours. Enfin, un élargissement de la réflexion à partir d’autres exemples de refus de conscience ou de soumission.

M. Jean Lafaurie, Résistant-déporté, rescapé de Dachau, né en 1923.