Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Fernand Cosquer (1939-2017)

portrait de Fernand Cosquer souriant

Fernand COSQUER est né le 27 juin 1939 à Pouldergat, 4ème enfant et benjamin d’une famille d’agriculteurs bretonnants. Il a fait son secondaire au séminaire de Pont-Croix de 1951 à 1957, puis le noviciat à La Brosse-Montceaux et les premiers voeux le 15 octobre 1958. Les 6 ans du scolasticat à Solignac furent interrompus par le service militaire en Algérie de janvier 1961 à Janvier 1963.

A la fin des études il fut envoyé au Tchad à la mission de Gounou-Gaya, territoire du peuple Moussaye où on lui confia le secteur nord, le canton des Gounous. Il résida d’abord à Bongor-Han-Han près d’un des premiers chétiens, un sage auprès duquel il découvrit beaucoup de pistes pour l’évangélisation et ses traductions. Il visitait les villages et se mettait à la traduction du Nouveau Testament qu’il continuera durant tout son séjour avec les pasteurs luthériens. Mais dès 1966 il fut rapatrié d’urgence an France. Revenu un an plus tard, il préféra quitter son heureuse implantation pour un village plus central, un carrefour avec un gros marché, qui deviendra la grande paroisse de Gounou-Gan avec de multiples communautés locales. Sa santé se consolidant, Il fut alors ordonné prêtre le 9 avril 1969, à Gounou-Gaya, en présence d’une grande foule, signe de l’estime que les Moussayes lui portaient (on tua 12 bœufs !), du reste lorsque les flashes se déclenchèrent pendant l’imposition des mains, les Moussayes déclarèrent avoir vu le Saint-Esprit descendre sur lui.

Malheureusement une grave dépression le força à rentrer définitivment en France en septembre 1975. Il tente alors l’expérience de la mission ouvrière : ouvrier agricole en Creuse puis, après un arrêt de santé, ouvrier dans une usine dans le Finistère. En 1984 son médecin lui demande de quitter ce travail trop dur pour lui. Il ne garde pas un bon souvenir de cette période, dans la solitude, sans contact avec les gens, ce qu’il recherchait cependant.

En sepembre 1985 il rejoint alors Solignac puis Sion et Lumières. De 1985 à 2002, il se découvre une vocation de « serviteur de l’environnement » : nettoyage, entretien, fleurs, mais aussi de visiteur dans les bibliothèques pour les mettre en ordre. En Mai 2002 il rejoint Pontmain, plus près de sa famille.

Fernand silencieux sur sa vie était toujours prêt à rendre service, à se dévouer pour les autres : grâce à lui, la communuaté avait droit à une délicieuse compote de pommes et de rhubarbes qu’il prépara jusqu’à la fin. Fernand parlait rarement de lui et de son passé, haché par trop d’épisodes douloureux, ce qui ne l’empêchait pas de faire des réfléxions malicieuses. Il a toujours poursuivi une vie intellectuelle forte, les livres de sa chambre laisse deviner son soucis de mieux connnaître la Bible et les Pères. Il a fait des recherches sur la pauvreté et la Mision. A ces soucis intellectuels s’ajoutait la volonté farouche de cultiver la terre : la nettoyer et l’embellir. Sa santé déclinait de plus en plus, après plusieurs alertes et séjours à l’hôpital, il nous quittait le dimanche 16 juillet pendant le repas de midi. Le jeudi 20 juillet la communauté OMI, sa famille, les auxiliaires de vie, se sont regoupés auprès de lui pour l’Eucharistie avant de le conduire au cimetière de Pontmain.

Kenavo Fernand.

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