Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

J.M.J. Cracovie

Appel aux dons (suite à accident...)

Heureux les coeurs miséricordieux

le groupe des jeunes posent pour la photo

« Dieu nous donne beaucoup plus que nous demandons »

Przemek durant les JMJ

Cette parole s’est bien réalisée pendant notre voyage de deux semaines pour les Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne. Notre Province de France a été représentée par 18 personnes (deux Oblats – Aurélien Weigué et moi, Przemek Koscianek, une postulante chez « Las Oblatas », Laetitia Hennekinne et seize jeunes). Un voyage remarquable, une aventure pleine de surprises, un moment de rencontre avec des gens et avec Dieu… Voilà quelques témoignages de ce que nous avons vécu ensemble.

Przemek Koscianek, omi


Un plaisir de connaître des prêtres jeunes dans leur tête (Par Guillaume Sauvage)

les participants du groupe oblat posent pour la photo...

Après avoir fait l’expérience de la Croix le Vendredi Saint, Eugène de Mazenod écrivit dans son carnet : “C’est la fin”. Une fois qu’il avait compris que Jésus s’était sacrifié pour lui, il savait qu’il n’avait plus qu’à accepter cet amour sans limites. De là débuta l’aventure missionnaire des Oblats de Marie Immaculée, animée par un objectif simple : propager cette bonne nouvelle aux personnes des extrémités, tant sociales que géographiques. Qu’est-ce que la jeunesse oblate, réunie en Pologne pour les JMJ, retiendra du charisme que vivent ces prêtres ? Je pense trois choses : la simplicité, la fraternité et l’ouverture d’esprit.

En effet, quel plaisir d’avoir été accompagné par des prêtres qui portent des tee shirts aussi bien que des soutanes, qui s’aspergent d’eau, qui chantent pour les passants la guitare à la main, qui font les meilleures barbecues du monde quand ils reçoivent des gens chez eux, qui dansent sur du Shakira, qui s’entraident dans les moments difficiles qui font des blagues, qui sourient sans cesse, qui donnent toute leur énergie pour les jeunes… bref, un plaisir de connaître des prêtres jeunes dans leurs têtes !

4 jeunes, chapeau de paille vissé sur la tête...

De plus, on a apprécié qu’il nous parle de Dieu sans mots savants qui complexifient tout et surtout, qu’ils nous en parle en tenant compte du stade où nous en sommes chacun dans notre foi. Cette proximité nous a permis à nous, jeunes hommes et jeunes femmes, de comprendre ce que Jésus veut pour nous. Concrètement, à l’inverse du comportement que je peux avoir avec d’autres jeunes, en soirée par exemple, où j’ai des préjugés et où je pense avoir plus à leur apporter que l’inverse, les Oblats m’ont poussé à aller à la rencontre d’inconnus, en étant qui je suis et en n’ayant que faire des barrières linguistiques et pire, du regard des autres. 

En résumé, ça me fait chaud au cœur d’avoir fait partie de cette jeunesse oblate venue des quatre coins du monde pour partager ce qu’il y a, pour moi, de plus précieux dans la vie : l’amour de Jésus pour chacun d’entre nous. Je remercie donc les prêtres Oblats et les sœurs Oblatas pour ces deux semaines inoubliables.

Guillaume Sauvage

"A Cracovie, les rues étaient devenues notre foyer" (Par Solène Crepin)

Quelques jeunes habillés du drapeau tricolore...

La ville en Pologne ! Ah ! Un mélange étrange entre l'Histoire, le pittoresque et... la foule !! Wroclaw et Cracovie, deux villes inondées de monde, je dirais même, inondées par le monde, car le monde entier était là ! L'objectif : ne pas se perdre dans la foule. Et ce qui est le plus bizarre, et que je n'ai réalisé qu'en revenant en France, c'est que les rues étaient devenues notre foyer. La rue était notre maison, sans être panthéiste, Dieu était partout et nous rencontrions constamment des croyants. Et tous ces inconnus, on avait envie de les connaître car ce n'étaient pas des étrangers qui pouvaient nous juger ou nous regarder bizarrement à cause de notre foi, c'étaient nos frères, des frères du monde entier que le temps et la distance ne nous avait pas encore laissé l'opportunité de rencontrer. Voilà ce qu'étaient devenu Wroclaw et Cracovie pendant ces Jmj: notre maison spirituelle.

À Wroclaw ce qui était le plus agréable c'est que comme on était "que" 1700 jeunes, à la fin des jmj OMI, on reconnaissait déjà les différents visages. À Cracovie on ne reconnaissait pas les gens, et cependant, on avait envie de les connaître.

La perle enfin fut la dernière nuit au Camp de la Miséricorde, qui témoignait précisément de ce qu'était devenu Cracovie pour nous, notre maison, là-même où l'on dort tous ensemble après une magnifique veillée et des paroles de notre papa spirituel: le pape. La Pologne s'est cristallisée dans la fraternité spirituelle d'une jeunesse, pleine d'espoir, en quête d'un monde meilleur à venir.

Solène Crepin

"Nous avons tout eu sauf ce que nous attendions..." (Par Bénédicte de Barberin-Barberini)

Przemek joue de la guitare avec quelques participants...

Si nous nous étions faites une idée des jmj, il est évident que nous avons tout eu sauf ce que nous attendions. Et il a fallu le retour à Chavril pour se rendre compte de ce que nous avions vécu.

Après les trois jours pour apprendre à nous connaitre passés à Lyon, lever tôt le matin pour prendre notre avion. Le bonheur se transforma en stupeur, un camion de kérosène s'était retourné sur l'autoroute nous barrant la route vers la Pologne. L'avion décolle sans nous. Arrivée à l'aéroport notre réaction la plus naturelle fut de... Sortir la guitare et de chanter. Le groupe réuni...  Et justement plus fort que jamais. Le plus important nous étions ensemble et on allait trouver une solution. Le "N'ayez pas peur" du pape polonais résonnait dans nos coeur. Et finalement la solution fut trouvée par nos accompagnateurs, nous partions demain matin, nous rendons compte vraiment cette fois de la chance que nous avions. Mais nous ne fûmes pas au bout de nos peines.

La célébration oblate

Une fois arrivée en Pologne, la joie pendant la première semaine à Wroclaw... Mais arrivés à Cracovie, une autre épreuve nous attendait. La foule avait rempli le train qui après s'être ébranlé difficilement pour partir, s'arrêta... Et ne repartit plus. Après 5h d'inquiétude où les jmjistes autour de nous perdaient connaissance et étaient évacués par les pompiers, nous traversâmes les voies pour monter sur un autre train qui nous ramena enfin. Nous étions éprouvés. Mais ce que je retiens de cette épreuve c'est une fois de plus la cohésion de notre groupe. Nous prenions soin les uns des autres.

Nos jmj nous ont appris une autre façon de vivre notre foi, pas tant dans le quotidien tranquille, mais au contraire dans les épreuves les plus angoissantes. Épreuves que nous avons dépassées parce que nous étions unis par la prière. Le pape nous a parlé de la paralysie à cause de la peur.... Nous l'avons ressentie dans notre corps. J'ai trouvé plus qu'une expérience de foi en Pologne (et à Chavril), j'ai trouvé une famille spirituelle que ces épreuves m'ont donnée. Arrivée à Lyon et avant de rentrer tous chez nous, nous entonnions "la première en chemin", chant de notre deuxième départ aux JMJ.

Bénédicte de Barberin-Barberini

"Le Pape nous demande de ne pas être des retraités de 20 ans" (Par Loison Camiade)

Un groupe assis sur une pelouse, discute...

Si je devais choisir un mot pour parler des JMJ, ce serait le mot « Rencontre » car ces deux semaines passées en Pologne ont été faites de rencontres :

Rencontre avec les familles polonaises qui nous ont accueillies si généreusement à Wroclaw (je ne remercierai jamais assez la famille qui m’a logé, nourri et aimé comme leur propre enfant).

Rencontre, également, avec les jeunes du monde qui sont venus, comme nous, portés par l’Esprit Saint vers l’Amour du Père.

Rencontre avec le Pape qui nous demande de ne pas être des retraités de 20 ans, ni de rester cloués à nos canapés, mais d’aller de l’avant nous faire disciple du Christ.

Rencontre également et principalement avec l’amour du Père qui nous aime sans compter et nous comble d’Espérance.

Rencontre, enfin, avec soi-même dans les très rares moments de silence et de solitude.

Merci aux missionnaires OMI qui m’ont permis de vivre cette expérience unique.

Louison Camiade

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