Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Les actes à poser...

reflets rouges et bleus des vitraux sur les piliers de la basilique de Pontmain

... pour témoigner de la résurrection !

L’évangile nous invite à poser les actes qui manifestent la présence du Ressuscité dans le monde. J’en souligne 3 mots de cet Evangile à ce sujet.

1 – le premier autour du mot « verrouiller » Les disciples sont verrouillés par la peur. Il faut que Jésus vienne au milieu d’eux pour qu’ils en sortent. D’où la question à me poser : qu’est-ce qui me verrouille, m’enferme en moi-même ? C’est le trop plein de moi, de ma vie si bien que je n’ai plus d’espace disponible pour accueillir l’autre, différent de moi. Concrètement, c’est la peur de perdre, la méfiance, mes préjugés sur les autres, les événements, la peur de dénoncer les injustices au travail ou ailleurs, la peur d’affirmer ma foi parce que ça m’exposerait. Souvent ces peurs, je les cache. Pour témoigner de la Résurrection, il me faut faire le vide pour que toute la place soit occupée par le Seigneur. Le trop-plein de moi-même, de mes biens, me verrouille. Si je me verrouille, c’est que j’ai peur de perdre. Si je suis déverrouillé, je suis libre, je n’ai peur de rien. Alors je suis disponible pour être transparent et contagieux de résurrection.

photo prise à travers le trou d'un tronc d'arbre

2 – 2ème mot : paix. La première salutation du Ressuscité à ses disciples : « la paix soit avec vous ». Vous le savez, la paix que donne Jésus, ce n’est pas la paix du monde, résultat de monceaux de cadavres ou acquise au prix de l’écrasement de l’adversaire. La paix de Jésus est le fruit de l’écoute, du don de soi, de la justice, de la solidarité. D’où la question pour moi : de quelle paix suis-je porteur auprès de celles et ceux que je rencontre tous les jours ? De quelle paix je témoigne ? A quels actes j’identifie cette paix dans la vie quotidienne ? Si j’accueille ces actes de paix les plus humbles, les plus modestes, je deviens le compagnon du Ressuscité et ma vie rayonne d’un nouvel éclat.

logo de la JOC

3 – 3ème mot : croire pour voir. Le chemin de Thomas nous apprend qu’il faut croire pour voir et non pas l’inverse. La rencontre de Jésus le conduit à vivre ce retournement. Il croit et alors il voit. Nous aussi nous en faisons l’expérience. Personnellement le long accompagnement de la JOC pendant plus de 40 ans m’a appris ce retournement. Quand on se met à croire dans les gens, à croire dans les capacités de celles et de ceux qui ne comptent pas pour grand-chose dans la société, dans leurs capacités à faire des démarches, à se mettre debout, notre regard sur eux change du tout au tout. Nous voyons de leur vie ce qu’on ne voyait pas avant. Si nous prenons ce chemin de « croire pour voir », il nous est donné de voir les autres, les plus méprisés, les laissés pour compte sous un jour nouveau et ainsi de nous ouvrir comme Thomas à l’adoration et de dire comme lui en les voyant : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Marcel Annequin

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