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Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Ils y étaient...

"Qu'as-tu fait durant ce jour-là ? Comment as-tu vécu cette incroyable journée ?"

Des Oblats nous partagent la manière dont ils ont vécu ces journées de janvier 2015.

Leurs commentaires sont émaillés des Haikus que l'ami Luc CÔME a écrits au fil de ces journées.



Luc ATHIMON à GOULT

Voici quelques échos de notre participation, nous 3 Oblats (Mariusz Lorenc, Yvon L'Hénoret et Luc Athimon) à la manifestation à GOULT, le dimanche 11 décembre 2015, en protestation contre la violence manifestée à Charlie-Hebdo, pour marquer l'attachement à la tolérance au respect de la liberté et pour la fraternité.

Motif perso : oui à ce moment important où les gens réagissaient, dans un sens positif, je désirais « participer » me mêler aux autres, vivre un moment de fraternité concrètement.

Le déroulement : Le maire avait envoyé une invitation à cette démarche. On se rassembla devant la mairie. A l'heure dite (15h.), le maire dit un petit mot, on nous remit une petite affiche : « Je suis Charlie » et on partit pour une marche dans le bourg. Nous avons marché dans le bourg, à une allure normale. On se côtoyait tous, on se touchait parfois, on se faisait des signes d'amitié entre personnes connues. On y voyait des gens très divers. C'était une ambiance détendue, paisible,heureuse, souriante, chaleureuse.

La fin de la marche s'est terminée devant le monument aux morts. Là le maire a fait un discours sur l'importance de nos valeurs défendues, pour le vivre-ensemble, une personne a donné son témoignage personnel pour nous dire pourquoi elle était là, nous avons chanté la Marseille, un conseiller est allé porter une gerbe de fleurs sur le monument aux morts.

J'ai été content, comme les autres de voir à la télé

  • les impressionnantes manifestations, surtout à Paris, mais aussi dans les grandes villes de France, à l'étranger,
  • La présentation du défilé des autorités politiques se tenant par le bras.
  • Les témoignages de désir du respect de la liberté, de fraternité, les musulmans disant qu'ils aiment la France, que c'est leur pays, disant aussi leur souffrance de l'amalgame qui est trop souvent fait entre l'Islam et la violence, entre les musulmans et les terroristes
  • Le président de la République, son 1° ministre, le ministre de l'intérieur, la police et la gendarmerie, tous à la hauteur de l’événement.
  • Le merci aux policiers
  • Une fausse note cependant : Marie-Le Pen et l'attitude vis à vis d'elle.

Heureux de voir que les chrétiens ne se tenait pas à l'écart.

Participation des autorités religieuses se retrouvant avec leurs collègues, leur message unanime ! Egalement aux messes du dimanche, des prières étaient adressées au Seigneur à ce sujet.

Essai de recul :

Ce fut un moment d'émotion important ! À ne pas minimiser par les « intellectuels » …

Et on voit ce qu'un tel mouvement est capable de produire pour le vivre-ensemble : confiance en soi, confiance dans les autres. Et ce mouvement apparaît comme une réaction saine à la « sinistrose » qui a envahi le pays toute l'année passée. Peut-être est-ce un prélude à ce que pourrait être cette année 2015, puisque, comme l'a annoncé le Président de la République, le laisse prévoir la prochaine encyclique du pape François et la conférence mondiale sur l'environnement à Paris, on semble s'orienter vers une réflexion, non plus seulement sur les droits individuels, mais collectifs, donc sur le bien commun (on peut rêver) Si un adversaire bien défini est proposé, comme ce fut le cas ici, on peut se retrouver tous unis contre ! Unis entre une majorité de gens pour qui la tolérance, le respect de la liberté est une valeur fondamentale. Ce fut une prise de conscience du pays tout entier, de la force, de la joie, de la paix que cela donne quand, invités par les responsables du pays, on répond spontanément « en citoyen » à ce qui nous tient à cœur. Que ne le faisons-nous pas plus souvent , N'est-ce pas parce que jusqu'ici, nous n'y croyions pas !

Après coup, les « mauvais coucheurs », parmi lesquels on trouve des politiques ou des gens dont le métier est de minimiser l'importance de l'émotion au profit, de l'analyse intellectuelle, des courants de pensée diront : oui, mais … c'était un feu de paille, réduisant la réalité et l'impact de ce qui a eu lieu. Plus fort que les amalgames, la diversité des motivations, il y a eu ce mouvement. Les distinctions entre les motifs, les désaccords sont à prendre en considération, mais la découverte nouvelle de cette force n'est pas à dédaigner. Il s'agit donc de chercher comment, à l'avenir, entretenir « cette flamme », comment renouveler ce moment fort. Oui l'attention au bien commun, aux valeurs qui nous rassemblent sont au-dessus de ce qui nous différencie.

Le succès des initiatives prises ces dernières années avec la « fête des voisins » sont une illustration de cette « force souterraine » de bonne volonté qui nous habite !

Luc ATHIMON à N.D. de Lumières

Pierre COURT à PONTMAIN

Pontmain est un petit village perdu dans la campagne mayennaise. Est-ce que des personnes des villages de notre région sont allées se joindre aux manifestations de Rennes (65 kms) ou Laval (54 kms) ? Je ne sais pas. En tout cas, les visages étaient graves, visages des pèlerins venus prier ce 11 janvier au Sanctuaire. Parmi ces pèlerins beaucoup de gens des villages qui composent la paroisse N-D de Pontmain, puisque ce dimanche était le jour traditionnel de leur pèlerinage, présidé cette année par Mgr Georges Pontier, Président de la Conférence des Evêques de France, qui, 2 jours avant, était chez le Président de la République avec tous les responsables des autres Cultes et Religions.

Gravité, expression de l’horreur, incompréhension de cette barbarie de la part d’êtres humains… les rencontres avec les gens étaient pleines de ces sentiments difficiles à exprimer, quand des carnages arrivent. A cause de l’éloignement de grandes ou moyennes villes, le P. Bernard Dullier a proposé que le Concert prévu pour l’après-midi soit aussi rassemblement dans le recueillement, en communion avec les populations qui ont défilé un peu partout dans les villes de France. En plus de morceaux de musique (orgue) et de chants (une excellente Soprano), un Oblat a lu des textes de Charles Péguy, ayant trait à Marie, solidaire des douleurs humaines et invitant à l’espérance.

Pierre Court, Pontmain

Michel BRUNE à MARSEILLE

C’ est le premier écho du copain qui arrive, mercredi midi, à table disant : "la seule info donnée ce midi est l’attentat de Charlie-Heddo." comme si cela avait été une simple bombe posée à la porte du journal, sans prendre la mesure du drame qui s’y jouait et dont on va découvrir l’ampleur au fil des heures.

Jadis, à Marseille quand la population se rassemblait pour un grand événement on allait en haut de la Canebière, au monument des Mobiles. Depuis 2013, ""Marseille Capitale Européenne de la Culture"’ c’est à "l'Ombrière" sur le quai du Vieux-Port et donc, dès mercredi soir, du monde s’est rassemblé là. Plus officiellement, 2 rendez-vous ont été annoncés samedi après-midi : un à la Préfecture (à partir d'étudiants), l’autre à l'Ombrière (partis de gauche, associations dont le CCFD). Puis dimanche après-midi, en communion avec le rassemblement de Paris, nouveau rassemblement auquel j’ai pu participer.

Idéologie
Croire que d’un bien ne peut
Sortir aucun mal

Manif à Aix
Pas de discours
Ouf !

8 janv.

Une foule immense, en famille, pas de slogan ni banderole mais une multitude de panneaux "Je suis Charlie", "Je suis juif, je suis musulman, je suis Charlie" puis cette foule s’est mise en mouvement, remontant la Canebière, se dirigeant vers Castellane (autre point de rendez-vous des manifestations). En silence, ponctué de temps en temps par des salves d’applaudissements ou quelques youyous de familles maghrébines. Une sensation de recueillement, de fraternité, de grande dignité.

L’autre dénié !!!
La « haine de l’existence’
A tué

9 janv.

Dès vendredi, nos Evêques (Georges Pontier et Jean-Marc Aveline) avaient lancé un appel - il a été lu en entrée, hier, à la paroisse - invitant "tous ceux qui le pourront à participer à toute expression publique inspirée par cet élan de solidarité. Soyons vigilants sur nos propos, nos actes, nos initiatives. Qu’ils soient inspirés par l’ Evangile, dignes des fidèles du Christ que nous voulons être. Soyons des ‘artisans de paix’. Une fois le temps de l’émotion passé, il nous appartiendra de poursuivre la route en nous engageant délibérément dans des comportements fraternels, dans la recherche des moyens du dialogue." Et ce soir, au Mistral, l’Association Chemins de Dialogue (ISTR) invite à une conférence débat : "Au nom de Dieu ?" avec le P. Xavier Manzano et l’Imam Abdessalem Souiki.

Libérer l’autre
De nos propres attentes
Ce matin, ciel gris

10 janv.

Marchant avec cette foule, j’ ai ré-entendu l’appel fondateur de notre St Eugène de Mazenod : "Dans cette déplorable situation, l’Eglise appelle à grands cris les ministres auxquels elle a confié les plus chers intérêts de son divin Epoux… la vue de ces désordres a touché le cœur de quelques prêtres à qui la gloire de Dieu est chère". Que doivent faire à leur tour les hommes qui veulent marcher sur les traces de Jésus-Christ ? A nous de jouer !

Michel Brune, Marseille ce 12 Janvier 2015.

Lucien VIVANT à LILLE

Ce n'est pas une journée pleine d'émotion, mais au moins quatre et même cinq, que je viens de vivre (dès le soir du 7, j'étais place de la République). Je retiens surtout (à Lille, c'était samedi) ce silence d'une puissance extraordinaire et ces vagues d'applaudissements qui déferlaient régulièrement en progressant à mesure qu'elles approchaient, et ce mélange : depuis des bébés jusqu'aux plus âgés, de toutes conditions, origines, couleurs, religions.

Cela me rappelle un souvenir toujours resté gravé en moi : je me trouvais en famille, après l'assasinat des moines de Thibérine, quand eu lieu une assemblée à la cathédrale de Nantes archi-comble. J'entends encore un Algérien crier : "Ce n'est pas ça l'Islam ! L'Islam, c'est la religion de l'Amour " ! Là, c'était encore plus fort.

VIVE LA FRATERNITE ! Notre pape François peut encore répéter aux chrétiens : Ne restez pas repliés sur vous mêmes. Allez vers la périphérie !

Lucien Vivant, omi

Serge CUENOT à NICE

On fige autrui
Parfois, dans une grille
De mots fléchés

10 janv.

Oui, j'y étais...

à Nice, où il y a eu deux grands rassemblements, une atmosphère indicible... comme un consensus, un accord tacite de tout un peuple. Pas de slogans revanchards, pas de cris de vengeance, pas même de drapeaux ou banderoles de partis politiques, qui auraient trop vite fait de récupérer pour eux l'événement extraordinaire de ce jour... beaucoup de drapeaux bleu-blanc-rouge. Même dans le tram qui nous conduisait dimanche place Garibaldi : des salutations, des poignées de mains, des sourires (chose qu'on ne voit pas tous les jours), chacun sachant bien où on allait.

Au centre d’un cercle
Aux mille rayons, celui
Que l’on stigmatise

10 janv.

Deux jeunes filles avec le voile qui ne cessent de dire "on y va ! on y va ! Tous à la place "Charlibaldi" ! Puis le tram obligé de s'arrêter deux stations avant le lieu du rassemblement pour ne pas devoir passer à travers la foule... Une marée humaine qui descend du tram sans rouspéter (Tiens c'est étonnant de la part des français !) Et sur la place, simplement des cris "Charlie ! Charlie", puis "liberté, égalité, fraternité" Des gens se saluent, s'embrassent, il y a des larmes dans les yeux...

Pas le pathos à bon marché, mais la conscience qu'on a de vivre un moment fort, indéfinissable, surprenant, inattendu, émouvant, puisque c'est la première fois qu'on le vit ! J'avais déjà ressenti ça lors de la marche silencieuse pour Hervé Gourdel (assassiné en Algérie).

A suivre quelqu’un
On manque la vérité (Cf. Krisnamurti)
Sa propre lumière (Cf. Etty Hillesum)

10 janv.

A côté de moi une dame d'un certain âge qui avait fabriqué des crayons en carton. Quand elle me voit applaudir avec les autres, elle me donne un crayon à lever bien haut, comme beaucoup d'autres : "Faisons couler l'encre, mais pas le sang !" Une immense clameur qui s'élève de la place, sous le regard presque satisfait de Mr Garibaldi.

Il y a là des jeunes, des moins jeunes, des vieux avec des cannes, des gens en fauteuil roulant, des enfants sur les épaules de leurs parents, des professeurs, des élèves qui ont fait des dessins, des membres de différentes assoc que je connais bien. Et puis de temps en temps une clameur, des applaudissements, et les crayons qui se lèvent à nouveau. Samedi matin à 11h ils étaient 35 000 à marcher sur la Prom des Anglais. Cet après-midi, nous pouvons être 3000, c'est plus convivial, plus familial, plus nature peut-être !

Les fanatiques
Ne voient pas un être humain
Mais des vêtures

11 janv.

La veille un petit mot de l'évêque dans Nice-Matin, invitant tout le monde au respect, à l'ouverture, dans nos écoles et dans nos rencontres diverses (un petit coup de patte à ceux qui ont essayé de lutter contre des expressions religieuses (les crèches) et qui sont les premiers sur les estrades à parler de liberté d'expression !

Voilà ! comme d'autres, je suis surpris de ce qui vient de se passer ! Comme quoi la France n'est pas "foutue" et tout n'y est pas "pourri" ! Il y a sans doute quelque chose à tirer de cela, mais il y faut du temps, de la réflexion et de la concertation !

Serge Cuenot, Nice

Marcel ANNEQUIN à PARIS

Réaction à chaud ! il faut le dire : j’ai été “pressuré” pendant près de 2 heures par la foule. J’y suis venu pour manifester mon indignation comme je le fais régulièrement pour d’autres causes , face à des actes barbares insoutenables. Cela dit je reste très critique sur un tel rassemblement sous le coup de l’émotion et dans la confusion. Les grandes incantations sur la liberté d’expression sont suspectes: pensons aux libertés syndicales bafouées, aux libertés de la presse avec des noms comme Porte, Guillon, Mermet, à la liberté de manifestation avec l’assassinat du jeune Alexandre par la gendarmerie, au barrage de Sévens , il y a quelques mois. Un peu de modestie et d’humilité auraient été les bienvenues !

Marcel Annequin

Jean-Pierre BONNAFOUX à AJACCIO

L’intégriste habille
Les siens, les autres, en fantômes
Vides d’eux-mêmes

11 janv.

15 000 personnes à Ajaccio : entre 150 et 200 à Vico. Le maire m'a invité au dernier moment à dire un mot ! sensiblement j'ai dit ce que j'avais écrit sur Facebook (la première ligne est difficilement lisible:" D'abord mon immense solidarité avec les familles des victimes: le ciel leur est etc..; J'espère que ça te conviendra !

Jean-Pierre Bonnafoux, Ajaccio

Arsène PERBOST à MARSEILLE

Terrorisme
La terreur contre la liberté
Haine de la vie

12 janv.

On a voulu faire taire la parole, on a voulu museler la parole, contester la liberté d’expression. On a cru gagner ce pari, en tuant, lors de l’attentat perpétré par des meurtriers fanatiques contre les journalistes de « Charlie-Hebdo », contre les juifs, contre des hommes et femmes innocents.

La manif d’hier, 50 chefs d’Etat de tous pays autour de François Hollande, 1.500.000 personnes à Paris, 300.000 à Lyon, 60.000 à Marseille, avec les foules très nombreuses des autres villes qui se sont mobilisées, autour de 3.700.00 au total, un peu partout en France, à Rome, place Farnèse, à Bruxelles en Belgique, mais partout ailleurs, en Europe et dans le monde apportant un flagrant démenti à la fatalité du terrorisme, un terrorisme dangereux Manif silencieuse, pleine d’intériorité, de présence, de compassion. Manifestation silencieuse d’une foule immense bien plus éloquente dans son silence, que tous les meilleurs discours. Manifestation silencieuse qui est, en fait, une VERITABLE PAROLE adressée au monde.

L’autre dénié
est reconnu
En son humanité

12 janv.

Des slogans sur les panneaux : « Je m’exprime avec mes mots, c’est ma plus belle arme ». Des expressions telles que celle de Jean-Louis BORLOO : « Ce n’était pas une marche de l’Occident, mais de l’humanité », « Pas de cris de haine », « Un véritable esprit de fraternité », « Ça ne peut pas s’arrêter aujourd’hui », « Il y a des moments où les hommes donnent ce qu’il y a de meilleur », « Nous sommes tous unis », « Vivre ensemble, c’est encore possible.

Personne n’a été insensible à cette PAROLE véhiculée par la manifestation. Sans faire de récupération religieuse, nous faisons mémoire nous chrétiens d’un certain Nazaréen, Jésus, dont saint Jean, dans son prologue nous dit qu’il était LA PAROLE, Parole libre PAROLE VIVANTE, le VERBE. Toute sa vie, toute sa vie, toute sa personne étaient PAROLE. Il faisait ce qu’il disait. Il disait ce qu’il faisait.

Dix-sept gouttes d’eau
Evaporées sous le feu d’autres
Et pourtant, quel poids !

12 janv.

PAROLE LIBRE, qui s’est inscrite en faux contre tous les conformismes, contre toutes les formes d’hypocrisie, contre toutes les formes de racisme, contre toutes les formes d’injustice, s’identifiant à celui qui a faim, a celui qui est seul, à celui qui est malade, à celui qui est persécuté. Parole dangereuse, engagée, dérangeante, qui remettait trop de choses en cause. On a voulu la museler ! La Résurrection a apporté un flagrant démenti à tous ceux qui avaient voulu museler la Parole. La PAROLE a franchi les portes de la mort même Pâques a proclamé qu’on ne peut museler une parole quand elle est parole faite chair, qui prend le parti de ceux pour qui personne ne prend parti.

Arsène Perbost, Marseille

ALbert LITTNER à STRASBOURG

Je n’étais pas dans la rue. J’ai pourtant conscience d’avoir participé à ma manière à la mobilisation générale, devant la TV et aussi par la prière.

Fanatisme
Une charge mortifère
Sur la terre

13 janv.

Je ressens cette grande mobilisation comme un signe d’espoir, d’espérance pour le pays, le monde. Un sursaut d’humanité dans un climat marqué par la morosité, l’individualisme et enfin la violence. Quelle va être la suite de cette manifestation ? J’espère qu’elle sera pour beaucoup une occasion de prise de conscience, d’engagement pour plus de RESPECT . C’est pour moi le grand mot pour résumer l’interpellation de ces évènements.Le moment le plus important va être celui de la pédagogie.

Pour défendre la Liberté, tout le monde doit se rappeler que la violence engendre la violence et donc s’engager au Respect de tout homme dont la vie est sacrée. Il me paraît nécessaire aussi de clarifier pour un grand nombre la notion de laïcité. Que les médias accordent plus de place dans leurs programmes à des débats, sur le dialogue interreligieux, pour que les différentes communautés se connaissent mieux. Trop de violence provient d’une grande ignorance … Enfin, je pense aux milliers de victimes, aux dizaines de villages détruits les jours derniers au nord du Nigeria et au nord Cameroun et je pose la question, à commencer aux dirigeants de ces pays, (-des chefs Africains sont allés manifester à Paris)- : qui se mobilise pour défendre ces populations ?

Albert LITTNER, Strasbourg

Jean-Marie COLLIERE à FONTENAY-SOUS-BOIS

PRELUDE A LA TOUSSAINT : Rassemblement de tous les peule ayant des motivations différentes pour se mobiliser, motivations différentes mais unitaires :

  • respect de l’homme
  • + de la Paix
  • + Démocratie
  • + Expression publique
  • + Rassemblement sans distinction : priorité les familles, les écrasés

- CHACUN a eu l’Initiative de sa démarche pour faire ensemble

Il y a des hommes, des femmes – en marche – sans gagnants, sans exclure personne

On est sorti des « idées » et cela se voit

C’est possible le Evènements porteurs d’Avenir

Jean-Marie Collière, Fontenay-sous-bois

André Grimonpont, à MARSEILLE

Partout la vie
Vibrante, silencieuse
Obviant à la haine

13 janv.

Personnellement, face aux derniers événements, je me suis contenté de réfléchir, à la lumière de ce que j’entendais à la radio ou que je lisais dans les journaux. J’ai surtout réfléchi au « vivre ensemble » et à ses conditions. Vivre ensemble en France aujourd’hui. Vivre ensemble aussi dans nos communautés.

Je lis par exemple, dans La Croix d’aujourd’hui : « Lorsque l’ironiste adopte un point de vue en surplomb, pointant l’idiotie des autres, il interrompt toute possibilité de conversation. » A partir de quand la moquerie devient-elle méchante ?

La base de toute vie en société est, pour moi, de s’accepter différents. C’est vrai des couples : même ma nièce et sa compagne sont très différentes l’une de l’autre. C’est vrai aussi d’une communauté : si quelqu’un traite de con celui qui ne pense pas comme lui, il n’y a plus de communauté possible.

André Grimonpont, Marseille

Gérard JACQUES à NEUNKIRCH

Un réflexion de L'abbé Christian Vénard, aumônier militaire, qui revient sur son blog sur la mobilisation autour du désormais fameux « Je suis Charlie » : Je suis français".

Jacques de PORTZAMPARC, à PARIS

Je n'y étais pas ! Autant je n'hésite pas pour défendre le vrai mariage, autant pour ce jour-là les ambiguïtés m'ont retenu. Les gens ont oublié ou ne savent pas ce qu'est Charlie Hebdo, ce journal bête, méchant, haineux, insultant ... (etc, on pourrait ajouter bcp d'autres adjectifs) journal que je n'achèterai jamais et qui peut crever sans m'arracher une larme. Mais la violence barbare et pseudo religieuse dévoyée de la réaction des frères Kouachi méritait une réaction.

Hélas c'était sans compter sur l'habileté de François Hollande pour récupérer à son profit l'évènement, car il connaît bien la naïveté des Français et sait sur quel bon bouton il faut appuyer, et hop ! ça marche.

Au-delà de ces critiques, nous avons assisté à une manif exceptionnelle, courageuse, généreuse, comme les Français savent en faire ; tous unis pour la défense des libertés, contre la barbarie ; une réconciliation comme on en voit rarement et que le monde nous envie ("sacrés Français", le monde nous aime bien !

Jacques de Portzamparc

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