Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Non plus esclave mais frère

un enfant travaille dans la rue à ramasser les ordures

Voici, la présentation du message du pape pour la paix “non plus esclaves mais frères” que je ferai à la messe à saint Martin d’Orly le 1er Janvier 2015. Bonnes fêtes à vous.

Marcel Annequin



Présentation du message pour la paix du 1er janvier en 5 points :

1– A l’écoute du projet de Dieu sur l’humanité.

Dès le livre de la Genèse, Dieu appelle à la fraternité, une fraternité qui exprime aussi la multiplicité et la différence qui existent entre frères et sœurs et donc une relation. C’est pourquoi, la fraternité constitue le réseau de relations fondamentale pour la construction de la famille humaine. Malheureusement, la réalité négative du péché rompt cette fraternité. Ca commence avec l’histoire de Caïn et d’Abel et tout au long de l’histoire du peuple de Dieu, le péché, en même temps qu’il éloigne de Dieu éloigne de l’autre : refus de l’autre, maltraitance des personnes, violation de la dignité et des droits fondamentaux, institutionnalisation des inégalités. Il a fallu le signe puissant et contradictoire de la Croix pour que l’humanité retrouve le chemin de la fraternité. Notre communauté chrétienne doit devenir sans cesse le lieu de la communion retrouvée.

2– Les multiples visages de l’esclavage

dessin 'humoristique' : un émigrant africain est 'crucifié' sur les barbelés d'une frontière qu'il cherchait à franchir

Dans notre humanité, la négation de la fraternité prend de multiples visages dont celui de l’esclavage. Aujourd’hui, il est crime contre l’humanité. Il doit toujours être combattu sous toutes ses formes :

  • Esclavage de travailleurs et de travailleuses asservis dans tous les domaines d’activités au mépris des législations existantes.
  • Esclavage de nombreux migrants dans leur dramatique parcours, souffrants de la faim, privés de liberté, dépouillés de leurs biens, abusés physiquement et sexuellement, détenus abusivement, condamnés à la clandestinité.
  • Esclavage de personnes contraintes à se prostituer dont beaucoup de mineurs, forcés à se marier, vendus.
  • Esclavage de mineurs ou d’adultes, objet de trafic et de commerce pour le prélèvement d’organes ou pour être enrôlés comme soldats ou bien pour trafic de drogue, captifs de groupes terroristes.

3– Les causes de l’esclavage.

une jeune femme dans un immense dépôt d'ordures récupère ce qu'elle pourra revendre...

La cause fondamentale : une conception de la personne traitée comme un objet et non à égalité de dignité, comme frères et sœurs en humanité.

Dans le concret : la pauvreté, le sous développement, le manque d’accès à l’éducation, l’absence de travail. A cela, il faut ajouter la corruption de ceux qui sont prêts à tout pour s’enrichir. Cela arrive quand, au centre du système économique se trouve le dieu argent et non la personne humaine.


4– Engagement commun pour vaincre l’esclavage.

Dans le réseau qui constitue cet engagement de lutte contre l’esclavage, le pape souligne :

  • Le travail silencieux de beaucoup de congrégations religieuses surtout féminines.
  • Le travail institutionnel de la prévention, de la protection des victimes, de l’action judiciaire.
  • Il souligne aussi la responsabilité des Etats aux différents niveaux législatif, de l’organisation du travail, du commerce équitable. Il soulligne les organisations intergouvernementales mettant en pratique le principe de subsidiarité.
  • Les entreprises qui ont le devoir de garantir aux employés des conditions de travail dignes et des salaires convenables.
  • La responsabilité sociale du consommateur et de la société civile.
  • 5– Globaliser la fraternité, non l’esclavage ni l’indifférence.

    deux enfants jouent avec un tricycle, devant un char militaire.../L’Eglise a le devoir de montrer à tous le chemin vers la conversion qui amène à changer le regard sur son prochain, à reconnaître dans l’autre quel qu’il soit un frère et une sœur en humanité. Le pape donne en exemple l’histoire de Josephine Bakhita, la sainte originaire du Darfour au Soudan, victime elle-même au début du 20ème siècle de l’esclavage, elle est devenue libre à travers de douloureux événements. Elle est, selon le pape un modèle d’espérance pour les nombreuses victimes de l’esclavage.

    Rien n’est à négliger, dit-il, depuis la parole, une salutation, un « bonjour », un sourire qui ne coûtent rien mais qui peuvent donner l’espérance. En face d’un phénomène mondial, la mondialisation de l’indifférence qui aujourd’hui pèse sur les vies de beaucoup de sœurs et de frères, requiert que nous nous fassions tous les artisans de la solidarité et de la fraternité qui puisse leur redonner l’espérance et leur faire reprendre avec courage le chemin à travers les problèmes de notre temps et les perspectives nouvelles qu’il apporte et que Dieu met entre nos mains.

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