Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

L'Ecole Franco-Canadienne

les bâtiments de la Franco, aujourd'hui démolis

Durant quelques cinquante-cinq ans, les Oblats ont tenu, d'abord seuls puis avec l'aide de laïcs, une école dans la banlieue lyonnaise, connue par son surnom "La Franco". Plusieurs équipes de missionnaires et de pédagogues y déployèrent une pédagogie originale aux méthodes innovantes. Lieu où firent leurs "premières armes" des missionnaires comme Pierre Babin, elle est restée chère aux coeurs des anciens, aujourd'hui vénérables retraités.

L'un d'entre eux, Maurice Mathévet, a accepté de concocter le résumé ci-dessous à partir d'un dossier beaucoup plus complet, que l'on peut télécharger dans le rubrique "Liens" en marge de droite.


Les origines

Les premiers profs et les junioristes, alignés pour la photo en 1920
Les premirs balbutiements
au début des années 20

En 1903, les Oblats avaient été expulsés de France, comme l'ensemble des religieux. Ceux du midi étaient pour la plupart partis en Italie. Cependant, vers 1913, ils envisagèrent d'implanter un juniorat (petit séminaire destiné à susciter des vocations) à Lyon. Le projet ne put être réalisé qu'après la guerre, au début des années 20.

"L'Ecole du Petit Ste Foy"

Mais depuis la fameuse loi de 1905, les institutions d’Église (paroisses, congrégations) n’avaient plus le droit d’acquérir des terrains. Les OMI, intéressés par la propriété de 9 hectares longeant le chemin de Chavril à Ste Foy, créèrent dont une société, la « Corporation épiscopale franco-canadienne du Mackenzie » grâce à l’appui de l’évêque Oblat de ce coin perdu du nord du Canada qui était originaire de St Vallier, au sud de Vienne. Par ce procédé, le propriétaire devenait canadien, et le Gouvernement n’avait rien à dire. L’école, avec internat, dénommée « École du Petit Ste Foy », put alors fonctionner.

"quelques jeunes jouent au foot avec un des prof... en soutane !"
Foot ecclésiastique dans les années 50

"L'Ecole Franco-Canadienne"

A la fin de la seconde guerre mondiale, il fut décidé d’élargir le recrutement et de faire du juniorat un collège ouvert aux garçons de familles lyonnaises catholiques. L’École Franco-canadienne était née ! La haute direction provinciale y envoya « en mission » des Pères à qui le directeur confiait tel ou tel cours, et des Frères pour le service général, dont la ferme agricole.

"La Franco"

Les Oblats ont mis en place une école originale et novatrice tant dans son organisation, son environnement, son fonctionnement, son enseignement, sa pédagogie et sou ouverture vers l'extérieur. Une école en avance sur son temps.

deux Oblats installent un pick-up
Pas encore le mp3...

Dans la chartre de l'école publié en 1958, Georges Riser l'exprime ainsi :

Nous voulons être un "collège" qui forme des apôtres pour le monde d'aujourd'hui, des élites chrétiennes en plein monde moderne, un collège libre de tous les esclavages du monde mauvais, et ouvert à toutes les tâches du temps présent (...) Il me semble que c'est encore là un trait caractéristique de l'Ecole : éduquer des personnes, dans le respect de leur infinie variété et de leur infinie richesse sans couler tout le monde dans le même moule"

Fin de l'Ecole

A partir de 1968, la direction passa la main à un laïc, M. Jacques Demurger. Dans le contexte de crise des vocations des années 70, les Oblat manifestèrent le souhait de se désengager de l'Ecole. S'en suivirent des tensions, dans un contexte particulièrement douloureux. Au final, l'Ecole ferma ses portes en 1977.

D'après les notes de Maurice Mathevet, ancien de la Franco.

Retrouvez le dossier complet de Maurice Mathevet.

Contact Hébergeur : Arsys © Missionnaires oblats de Marie Immaculée - Province de France - 2013