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Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

En coloc chez les Oblats

Dans le cadre de ses études de graphisme, Flo­rian Moix est venu à Paris depuis sa Suisse natale pour un stage de 6 mois. Il a logé dans la communauté oblate du 49 à Fontenay, ce qui n'était pas prévu au départ.
Au terme de son expérience, lui qui se définit comme « non religieux » livre ses impressions.


portrait de Florian

Raconte-nous Paris.

Paris est une ville qui a plus d'habitants que la Suisse ! Moi qui viens d'un village de 80 habitants... Et puis, c'était la première fois que je partais de chez mes parents, que j'habitais tout seul, à l'étranger. Un cocktail de premières fois... ! C'est très bien pour prendre de la maturité.

Et qu'as-tu vu ?

En Suisse, il y a moins de mendicité, en tous cas, c'est moins apparent. A Paris, dans les transports en commun, tu y es toujours confronté. Et à chaque fois, tu as un pincement au cœur car tu ne sais pas trop quoi faire !

Tu t'es donc retrouvé chez les Oblats du 49 à Fon­tenay.

A la base, je devais séjourner chez quelqu'un mais un imprévu de dernière minute a tout bloqué. Je suis donc arrivé au 49 via ma sœur Stéphanie qui a connu Alfonso à Lourdes. Mais je ne savais pas où j'allais ! Le fait de se dire que j'allais vivre « en banlieue »... Chez nous en Suisse, il n'y en a pas tellement !!! C'était l'inconnu, sur tous les plans ! Avec le recul, je suis content de cette expérience. Je me dis qu'on a peut-être des préjugés sur les banlieues...

Dans ton coktail de premières fois, il y a eu l'expérience de la vie communautaire. Comment as-tu vécu cela ?

Au départ, il faut trouver ses marques. Or, j'arrivais dans un lieu, comment dire ? Je ne suis pas très re­ligieux et j'avais besoin de trouver des repères ! Du coup, c'est amusant, je me souviens qu'une fois installé dans la maison, j'ai éprouvé le besoin de filer dans le centre de Paris (que je connaissais pour y avoir fait du tourisme). J'en avais besoin. Je connaissais le centre de Paris, j'y avais mes repères, je connaissais déjà quelques petites choses.

portrait de Florian
Du chocolat suisse...
Et par parquet de 5 kg !!!

Oui, car non seulement, tu arrivais dans une communauté, mais dans une communauté religieuse !

Oui, ce n'est pas une co-location traditionnelle. Le fait qu'un autre étudiant soit dans le même cas que moi, pas très « religieux », m'a aidé à voir que c'était possible même si c'est deux mondes différents : je suis jeune, éloigné du monde religieux. Et j'ai vu que les religieux sont des gens comme les autres, qui peuvent rigoler, s'amuser, qu'il n'y a pas tant de différences que ça !

Que gardes-tu de ces six mois de vie commune ?

On va dire que je resterais bien encore un petit peu... Je pense que cela résume bien ! Après, c'est comme partout, il y a des jours mieux que d'autres, où l'on est content d'arriver et d'avoir à mangr sur la table après une journée de travail. Ce n'est pas comme si on était tout seul ! Il y a des gens avec qui on peut discuter de sa journée. Et puis, vivre avec des nationalités différentes, c'est sympa. Il y a tout un apprentissage de la différence : de nationalités, de mondes professionnels, d'âges, de modes de vie... Entre ceux qui se couchent très tôt le dimanche matin et ceux qui se lèvent à cette heure-là ! Et tout compte fait, cela adhère bien, cela fait le charme de la vie, cela montre qu'on n'est pas tous dans le même moule.

Tu es graphiste. On te confie le projet de faire une plaquette pour expliquer ce qu'est le 49. Que dirais-tu en quelques mots ?

Les premiers trucs qui me viennent à l'esprit : un lieu de vie et de rencontre !

la communauté du 49 fait l'imbécile sur le canapé

Que mettrais-tu comme photo ?

Je ferais une jolie photo comme celle où l'on s'est amusé sur le canapé récupéré la veille sur le trottoir alors qu'il pleuvait...

Une communauté comme le 49, quelles cou­leurs tu y associes ?

(réflexion) C'est une bonne question. Je prendrais une couleur vive... En tous cas, pas du rouge, ni du bleu, peut-être un jaune-orange ou un vert, un peu comme les feuilles du printemps. Enfin, une couleur vive...

Tu as dit que tu n'étais pas trop religieux. Or, tu as vécu dans une communauté religieuse. Qu'est-ce qui t'a marqué ?

La notion du partage. Et puis, je trouve qu'entre toi, Samuel et Alfonso, vous respectez le fait que d'autres ne pensent pas la même chose que vous sur le plan religieux. Je trouve ça bien. Cela montre un esprit jeune car des fois, des personnes religieuses n'arrivent pas à accepter que d'autres personnes ne le soient pas... ! Alors, j'admire un peu le fait que vous acceptiez qu'on n'ait pas le même point de vue que vous sur le sujet. Ce serait bien si cela pouvait marcher aussi comme ça dans diverses régions ou divers pays où il y a des guerres juste pour ça alors qu'au final, on est tous humains et on n'a qu'une vie !

Très belle finale !

Oui, enfin, pas pour ceux qui croient en la réincarnation...

Bon, disons qu'on n'a qu'une vie à la fois...

Et qu'on n'emporte rien !

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