Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Jean Colson (1920 - 2014)

Jean regarde la caméra d'un oeil malicieux

Jean Colson est né le 31 mars 1920 à LILLERS, dans le diocèse d'ARRAS. Il était le benjamin d'une fratrie de six enfants (cinq garçons et une fille). Il avait un lien très fort avec son frère Jules, qui était prêtre diocésain, et qui est décédé en 2011.

Après l'école primaire il est entré au Collège Sainte-Marie d'Aire-sur-la-Lys, où il a rencontré Léon Saison. Ensemble ils ont décidé d'entrer au grand séminaire du diocèse d'Arras, et ensuite, ensemble, ils sont entrés chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Jean est entré au noviciat, à Pontmain, le 6 septembre 1941.

Le 8 septembre 1942 il a prononcé ses premiers vœux. Après quoi il a rejoint le scolasticat, à La Brosse-Monceaux. Il a prononcé ses vœux perpétuels à Pontmain en 1944, et il a été ordonné prêtre à La Brosse-Monceaux en 1945.

La mission du Nord-Cameroun venait d'être confiée aux Oblats. Il a fait partie de la première équipe. Il a rejoint le Nord-Cameroun au début de 1947, à Yagoua en mars 1947, à Doukoula en 1949, puis à Lara. Le 27 juin 1951 il part à Lamalama pour prendre la suite des Jésuites, et très vite il transfert la Mission à Bongor-Siéké.

En septembre 1964 il rejoint Moulkou. En 1978 il part pour Guelengdeng, qu'il quittera en 1987 pour le Cameroun, d'abord à Mokolo, puis à Ngong, et enfin à Garoua, jusqu'en 2007.

Il a vécu en tout 60 ans en Afrique, au Cameroun et au Tchad.


Jean au moment du départ pour le Cameroun en 1947

Marc Rouffet, qui l'a connu en Afrique, écrit ceci : « Jean ne voulait surtout pas déranger. Mais il se trouvait toujours là quand quiconque, blanc ou noir, avait besoin de quelque chose. Revenant de congé, il avait rapporté, dans ses bagages, en avion, un tourne-disque Tepaz à un membre de sa communauté qui pourtant, lors d'une réunion, lui avait chanté une parodie de « Une jolie fleur dans une peau de vache. » S'il n'a pas édifié de cathédrale, il a construit quantité de fours à briques pour construire des écoles, des chapelles, des maisons de Pères ou de religieuses. S'il n'était pas au four à briques, il était dans sa voiture à conduire quelqu'un, père, frère, sœur, noir ou blanc, tout de suite, dès qu'il en exprimait le besoin. Il y allait parfois un peu vite, à tombeau ouvert, heurtant des déjections d'éléphants quelquefois ! Quand j'entends son nom, ma petite cervelle est illuminée de son fraternel sourire... Jean, pour moi, c'est le sourire aimant du Père. »

Finalement, Jean reçoit son obédience pour la France le 8 septembre 2007. Il rejoint d'abord Marseille ; puis il reçoit son obédience pour Pontmain le 1er avril 2008 ; il y arrivera le 22 avril 2008.

Jean est décédé, durant la nuit, le 22 février 2014. Durant ces 6 années, il a tenté de rester en forme. On l'a même vu sortir dehors en hiver avec son déambulateur, en pantalon et chemise seulement. Malgré quelques périodes d'impatience, Jean laisse l'image d'un Oblat souriant. Son voisin de table, Noël Savina, qui l'aidait à prendre ses repas, l'a précédé d'un mois auprès du Seigneur. Ce dernier lui aura certainement dit : « Viens, bon et fidèle serviteur, partager la joie de ton Maître. »

André Marion
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