Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Louis Leroy (1923-1961)

  1. Les jeunes années

Reflets de la basilique de Pontmain dans l'étang - années 50
Reflets de la basilique de Pontmain dans l'étang - années 50
les scolastiques jouant dans le parc devant le chateau de la Brosse-Moncteaux. Carte postale d'avant-guerre
les scolastiques jouant dans le parc devant le chateau de la Brosse-Moncteaux. Carte postale d'avant-guerre
l'abbaye de Solignac
l'abbaye de Solignac

Louis LEROY est né le 8 octobre 1923 en Normandie (France), dans le village de Ducey (50). Il fut baptisé dès le lendemain en l´église paroissiale du village, qui appartient au diocèse de Coutances. Il était l´aîné d´une famille paysanne de 4 enfants.

Après l´école primaire au bourg voisin de Villiers-le-Pré, il travaille une dizaine d´années dans l´exploitation familiale. C´est au retour du service militaire, à l´âge de 22 ans, qu´il s´oriente vers la vie missionnaire, à laquelle il aspirait depuis longtemps. Il est admis au juniorat de Pontmain des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, pour deux ans et demi de rattrapage des études secondaires.

Pourvu d´une robuste intelligence pratique, il ne parviendra jamais à maîtriser la langue latine, et c´était une de ses souffrances. Il compensait largement ce handicap par le sérieux qu´il mettait en tout ce qu´il faisait. Sur son bulletin le supérieur a écrit : « Très appliqué, résultats moyens. » Dès lors les maux de tête l´accompagneront tout le temps de ses études.

En 1947, avec un camarade futur missionnaire du Cameroun, il fait le pèlerinage de Pontmain à Lisieux : 150 km à pied pour prier sur la tombe de Sainte Thérèse de l´Enfant-Jésus, patronne des missions. La même année, il confiait à un autre camarade, avec une assurance tranquille qui l´étonna fort : « Moi, je suis rentré chez les Oblats pour aller dans une mission difficile où je pourrai mourir martyr. »

En 1948-1949 il est au noviciat à La Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne), un lieu devenu célèbre par le massacre de cinq Oblats, perpétré par les nazis en 1944.

Son maître des novices esquisse son portrait moral : « Très droit, dur pour lui comme pour les autres. Intelligence assez bonne, beaucoup plus pratique que spéculative, bon sens du paysan normand que rien ne peut renverser, entêtement que compensent une grande charité et une grande docilité... »

Le portrait est complété par un de ses camarades : « Louis Leroy était très sérieux en tout, très appliqué dans ses études et sa vie spirituelle. Il était très gai, très fraternel. C´était un ami. Son désir des missions étrangères était très fort. »

Ce sont ensuite six années de philosophie et de théologie à Solignac (Haute-Vienne). Un camarade de promotion, également d´origine paysanne, décrit leur amitié et ajoute :

« Je considérais le Père Leroy comme très sérieux et très appliqué dans tout ce qu´il faisait : études, prières, vie fraternelle. Il était très investi dans sa vocation missionnaire. On peut dire que la perspective du martyre le faisait rêver. Il était aussi gai et aimait rire, mais toujours sérieusement. »

Un de ses professeurs, évoquant sa mémoire, livre un épisode qui devait marquer la vie de Louis :

« Le Père Louis Leroy gardait le calme et l´équilibre de son origine paysanne. De lui , j´ai gardé ce souvenir particulier : quand les Carmélites de Limoges ont déménagé de la ville à la campagne, il les a aidées à organiser la ferme et les cultures. Rendu au Laos, il a continué à les soutenir de sa prière et de ses conseils. Après sa mort il a maintenu cette aide, et certaines Soeurs en parlaient avec admiration. »

Le 29 septembre 1952 Louis fait son oblation perpétuelle. Le 4 juillet 1954 il est ordonné prêtre à l´abbaye de Solignac. Il écrit alors au Supérieur général des Oblats :

« Avant de connaître les Oblats les missions d´Asie m´attiraient, et pour ces missions, je voulais abandonner mon métier de cultivateur... La connaissance des missions oblates m´a alors fait désirer le Laos, et les difficultés que cette mission a rencontrées et rencontrera peut-être encore n´ont fait qu´augmenter mon désir pour ce pays... Je recevrais avec une grande joie mon obédience pour le Laos si vous jugiez bon de m´y envoyer... »

Sa feuille de route pour le Laos est datée du 11 juin 1955.


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