Missionnaires Oblats de Marie Immaculée - Province de France

Nheun Baccam

  1. L'importance du service

Nheun, dans le jardin de la communauté, radieux et souriant la veille de son ordination

Nheun, bonjour. Nous nous retrouvons quelque mois après une interview précédente où tu te préparais à ton ordination diaconale. Demain, nous serons tous à la cathédrale pour ton ordination presbytérale avec quelques autres collègues du diocèse de Marseille. Avant de m'attarder sur cet événement, je voudrais revenir sur l'expérience que tu as vécue cette année comme diacre. Tu as été ordonné au mois d'octobre, si mes souvenirs sont bons ?

Oui, le 24 octobre !

Comment as-tu vécu cette année ?

Très bien !. Et je me souviens de la question que tu m'avais posée en octobre. Tu m'avais demandé comment je voyais cette année à venir. À cette époque, et je ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer. Mais, c'est vrai, j'ai passé une très bonne année, une année très riche. À la fois, on apprend par les autres, on est pris par la main des autres, et après, on redonne aux autres tout ce qu'on a appris à travers les sacrements.

Tu étais un stage en paroisse ?

Je n'étais pas vraiment en stage puisque le diocèse m'a embauché pour un mi-temps. J'ai fait ce que font les diacres, notamment des baptêmes, des mariages, des enterrements. J'étais responsable des catéchistes avec le P. Laurent Grégoire. Dans le même temps, je collaborais avec un diacre permanent pour le catéchuménat. Cela a été très complémentaire de l'année précédente où j'étais déjà en stage dans cette paroisse.

Est-ce que cette année s'est passée comme tu t'y attendais ?

Non ! En fait je ne voyais pas comment ça allait se passer. Du coup, les choses sont rentrées naturellement. Je n'ai même pas eu le temps de réfléchir, J'étais hyper débordé, très demandé, et en même temps très heureux. Pourtant, c'est vrai que c'est très fatigant. Ce n'est pas moi qui ai vu que j'étais fatigué, c'est la communauté, le curé, les autres prêtres qui m'ont dit : « tu dois te reposer ! » Moi, intérieurement, je sentais une énergie très puissante.

Quand on parle des diacres dans l'église, on met l'accent sur le service, ce sont des serviteurs. Comment est-ce que cela s'est concrétisé pour toi ?

Bon, le mot service... C'est tellement important, tout au long de notre vie, en tant que baptisés. On est tout le temps appelé à servir les autres. L'année diaconale m'a permis d'approfondir davantage ce mot « service ». Je me suis vraiment rendu compte que le service c'est très important : Servir les autres sans attendre de retour, en fait !

Tu pourrais préciser ?

Assez rapidement, on m'a fait comprendre la différence entre moi et un diacre permanent. Je suis ordonné diacre en vue du ministère presbytéral. Il faut prendre conscience du lien entre l'institution de l'eucharistie et le lavement des pieds. Le prêtre ne peut pas se contenter de donner le sacrement, mais il est aussi le serviteur. Ce lien entre le service, le lavement des pieds Que Jésus a fait à ses apôtres, et l'institution de l'eucharistie, c'est quelque chose de formidable.

Cette année en vue du presbytérat, tu l'as vécu à un moment particulier puisque c'était l'année sacerdotale. Très concrètement, comment s'est passée de la préparation au sacerdoce ? Vous avez eu des rencontres entre diacres ?

J'ai eu une chance extraordinaire, c'est être en contact étroit avec un diacre permanent. La distinction s'est fait rapidement. On était tous les deux au service de l'église, du peuple de Dieu, mais j'ai senti rapidement une différence au niveau spirituel. Ce n'est pas que je fais une distinction, mais c'est à partir des gens, des paroissiens Qui nous sollicitent, par les sacrements, par les homélies également. Les diacres permanents se donnent énormément et on sent que leur spiritualité tourne beaucoup autour de la cellule familiale. Ils ont beaucoup d'expérience. Et moi, mon projet est tourné vers le célibat.

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